Jusqu’à la nausée

, par  DMigneau , popularité : 0%

Jusqu’à la nausée

Qui peut s’en satisfaire ?

Sans commune mesure avec l’urgence et la réalité

Les élections comme le prétendait un slogan libertaire ont toujours été " un piège à cons ". La règle du jeu majoritaire ne permet guère la nuance tout en imposant le " moins mauvais choix ". À force de voter avec " une pince à linge sur le nez " pour des fieffés menteurs, le risque est grand de perdre patience et créance en cette monarchie absurde.

Cette fois, le vote a changé de nature ; il est entré dans les couloirs de " la fête foraine " pour se faire " chamboule tout " et " tire à la carabine ". C’est " la fin des haricots " pour les vieux partis, ceux-là même qui ont engendré l’hydre qui prétend une fois encore " tirer les marrons du feu " en récupérant les voix du rejet de " la peste brune ".

Il faut se faire à l’idée que le choix est une forme d’absence d’alternative.

Le pire est devant nous, maquillé d’un vernis présentable ou flanqué de la haine de l’autre. Cette fois, nous en sommes certains celui ou celle qui empochera " le pompon " sera d’ores et déjà rejeté viscéralement par soixante-dix pour cent des votants et sans doute près de quatre-vingt-cinq pour cent de la population.

L’un des deux se drapera le soir du second tour dans sa supposé " légitimité " sortie d’urnes de plus en plus nauséabondes. Le " Prince du mépris " ou la " Reine de l’invective ", le suppôt du « libéralisme » ou la chantre du « nationalisme », le représentant du « Grand Capital » ou la caporale en chef de " l’ordre ".

L’enjeu climatique, la seule véritable urgence de l’heure, renvoyé aux oubliettes pour que l’un construise des EPR en continuant de vanter la croissance tandis que l’autre n’a aucune ambition pour « l’environnement ».

Dramatique jeu de " la roulette russe " qui nous fera nous tirer une balle dans le pied pour désigner " à pic ni douille " c’est ?? l’un des deux andouilles, celui qui aura la charge de représenter une nation fracturée, découragée, humiliée par ce vote de l’absurde.

La France fragmentée, fissurée, foulée au pied par une campagne vide de sens et de proposition.

Les privilégiés, les égoïstes, les " chantres de la mondialisation ", les profiteurs, les " adorateurs du dieu argent " d’un côté, les " méchants ", les peureux, les désespérés, les racistes, les revanchards de l’autre.

" L’Europe du fric et de la fuite en avant " contre " la France de Pétain " et du retour en arrière.

Dans ce " mic mac " à vomir, il n’y a plus de place pour la classe " moyenne ", les braves gens, ceux qui sont sincèrement inquiets pour l’avenir.

La planète peut bruler, l’un veut engranger des dividendes pour ses amis « les riches » et l’autre expulser la " vermine étrangère ".

Ne prétendez pas que je caricature, regardez autour de vous combien ces deux-là provoquent haine et rejet, inquiétude et colère chez les gens raisonnables qui croient encore possible de vivre en harmonie tout en préservant l’environnent du cataclysme.

Nous allons avoir " la gueule de bois " mais cette fois, il ne faut plus croire au " vote utile " car rien n’est utile chez ce petit banquier prétentieux, hautain au service exclusif d’une classe dominante. Nous avons les deux faces d’une même abjection, l’un a sans aucun doute plus de " vernis " mais le fond est aussi repoussant que son alter égo du second tour.

Chacun fera ce qu’il pensera en conscience même si je crains que la conscience n’ait plus sa place dans ce scrutin de la honte.

L’avenir a perdu la mise, il était déjà fort mal en point avec les choix qui se présentaient à nous. Le pire est désormais certain, dans une direction ou dans l’autre. Une fois encore, nous serons sous la coupe d’un ou d’une présidente sans légitimité véritable, sans dessein pour le peuple, sans vision pour la nation.

Le fric contre la haine, est-cela que nous attendions d’une classe politique incapable de taire ses divergences devant la dramatique réalité dont ils sont tous responsables.

Il est grand temps de repenser un autre système... dans trois ans, ce sera trop tard.

À contre-voie

C’est Nabum

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