Hong Kong : le président chinois Xi Jinping promulgue la loi controversée sur la sécurité nationale

, par  DMigneau , popularité : 0%

Hong Kong : le président chinois Xi Jinping promulgue la loi controversée sur la sécurité nationale

Selon le quotidien hongkongais " South China Morning Post ", le texte prévoit des peines de prison à vie et pourrait entrer en vigueur dès mercredi - © MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Le Parlement chinois a adopté, mardi 30 juin, la loi controversée sur " la sécurité nationale " à Hongkong, ont annoncé des médias du territoire semi-autonome. Les opposants " pro-démocratie " redoutent que le texte muselle toute initiative dissidente et menace les libertés des habitants.

Pékin la voit comme un " glaive " suspendu sur la tête de ceux qu’il considère comme " hors-la-loi ". Le Parlement chinois a adopté, mardi 30 juin, une loi controversée sur la " sécurité nationale " à Hong Kong, avant que cette dernière ne soit promulguée par le président chinois Xi Jinping.

Après les manifestations " pro-démocratie " qui ont secoué l’ex-colonie britannique en 2019, le texte, voté à l’unanimité par Pékin d’après les médias hongkongais, risque de museler toute opposition politique.

Les autorités chinoises assurent que cette loi qui vise à réprimer le " séparatisme ", la " subversion ", " le terrorisme " et la " collusion avec des forces extérieures et étrangères " ne concernera qu’une minorité de personnes, identifiée comme des militants pour l’indépendance de Hong Kong.

Du côté des opposants, on redoute que le texte menace les libertés dont jouissent tous les habitants du territoire.

Pas encore rendue publique, la loi a été votée dans le secret et en contournant le « Conseil législatif » de Hong Kong.

Interrogée lors de son point presse hebdomadaire, la cheffe de « l’exécutif » local, Carrie Lam, botte en touche : « À ce stade, il est inapproprié pour moi de commenter la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong ». Selon le quotidien hongkongais " South China Morning Post ", le texte prévoit des peines de prison à vie et pourrait entrer en vigueur dès mercredi, à la date anniversaire de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine par les Britanniques.

DÉPART DES CADRES DU PARTI " DEMOSISTO "

Après l’annonce de l’adoption de la loi par le Parlement Chinois, le parti hongkongais " Demosisto " pro-démocratie a annoncé dans la foulée le départ de ses figures majeures, à l’exemple de Joshua Wong, Nathan Law, Jeffrey Ngo et Agnes Chow.

Le chef du parti, Joshua Wong, s’est expliqué sur son retrait, indiquant qu’il continuerait de militer à titre individuel.

« Je vais continuer à défendre ma maison, Hong Kong, jusqu’à ce qu’ils me réduisent au silence et m’éliminent de cette terre », a-t-il notamment écrit sur " Facebook ".

Le parti politique, régulièrement taxé de " séparatisme " par les autorités chinoises, milite notamment pour l’instauration d’un véritable suffrage universel sur le territoire semi-autonome. Les membres du « Conseil législatif » de Hong Kong ne sont - en réalité - que partiellement élus au suffrage universel, selon un système complexe visant à garantir la majorité au camp " pro-Pékin ".

Samuel VIVANT

Marianne