Guy Bedos est mort à l’âge de 85 ans

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Guy Bedos est mort à l’âge de 85 ans

" Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux ", a écrit son fils, Nicolas, à l’annonce de sa mort. - JACQUES DEMARTHON / AFP

L’humoriste et acteur, Guy Bedos, est décédé ce jeudi 28 mai à l’âge de 85 ans. Sa disparition a été annoncée sur les réseaux sociaux par son fils, Nicolas Bedos.

C’est un géant de la comédie qui vient de s’éteindre. L’humoriste et acteur, Guy Bedos, s’est éteint ce jeudi 28 mai à l’âge de 85 ans. Un décès annoncé sur les « réseaux sociaux » par son fils, Nicolas.

" Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux ", a-t-il publié comme dernier hommage.

Né en 1934 à Alger et arrivé à Paris à la veille des années 50, ce fils de " pieds-noirs " a démarré sa carrière au music hall en 1965 avant de se faire connaître en tant qu’humoriste aux côtés de Sophie Daumier, dont on retiendra des sketchs mythiques, tels que " La Drague " ou " Les vacances à Marrakech ", avant de se lancer en solo.

Plus tard, en 1992, il collaborera notamment avec Muriel Robin, pour un spectacle en duo.

https://youtu.be/ogV0gc9JQuI

Cet homme de scène a également connu le succès au théâtre, mettant en scène, avec Jean-Paul Belmondo, " Mon ami le cambrioleur ", en 1951.

Mais aussi au cinéma, notamment sous la conduite d’Yves Robert, que ce soit en 1976 dans " Un éléphant ça trompe énormément ", en 1977 dans " Nous irons tous au paradis ", ou en 1992 dans " Le bal des casse-pieds ". Des rôles dans lesquels il a pu côtoyer Claude Brasseur, Jean Rochefort ou encore Anny Duperey.

Il y a 11 ans, Guy Bedos avait également joué dans une pièce de son fils, Nicolas, dans " Le voyage de Victor ".

De sa carrière, on retiendra également ses prises de position politiques.

" Anti-Giscardien ", " poil à gratter " de " la gauche " au pouvoir, comme en témoigne cette phrase, lancée au " Théâtre du Gymnase " en 1989 : " Ça devient difficile d’être de gauche. Surtout, quand on n’est pas de droite ". Mais surtout de la droite et de l’extrême droite, il cultivait ce qu’il nommait " un rire de résistance ".

Récemment, cet homme de gauche avait soutenu Arnaud Montebourg, lors de la " primaire citoyenne " de " la gauche " en 2017, puis Jean-Luc Mélenchon, quelques mois plus tard, à l’occasion de sa marche pour une " VIè République ".

Républicain convaincu, il écrivait, en 2015, dans " Je me souviendrai de tout " : " Ma Torah, mon Coran, ma Bible à moi, c’est la Déclaration universelle des droits de l’homme ".

Magazine " Marianne "