Gilbert Garrel : « Il faut que Laurent Berger apprenne que la grève appartient avant tout aux grévistes »

, par  DMigneau , popularité : 0%

Gilbert Garrel : « Il faut que Laurent Berger apprenne que la grève appartient avant tout aux grévistes »

Où va le mouvement social ? Quelles suites pour la grève de la SNCF ? Pour en parler, l’ancien secrétaire général de la « CGT cheminots » et président de « l’Institut CGT d’histoire sociale », Gilbert Garrel, est l’invité de " La Midinale ".

https://youtu.be/77nJ-zlAJoE

VERBATIM

Sur la grève de la SNCF :

« Cette grève est une forme inédite dans l’histoire. »

« C’est une grève qui est faite pour s’installer dans la durée. »

« S’il n’y avait pas la possibilité de gagner, aucun salarié ne s’engagerait dans une action. »

« Je pense qu’il y a possibilité de faire reculer le gouvernement. »

Sur le gouvernement :

« Derrière l’attitude du gouvernement, il y a une forme de fébrilité. »

« On a tant du côté des ministères que des parlementaires des gens qui ne maîtrisent absolument pas les dossiers (…). Ils ne maîtrisent ni les contenus techniques ni humains des dossiers qu’ils manipulent. »

« On est dans des échanges qui n’ont rien de comparable dans l’histoire. »

Sur l’unité syndicale :

« Il faut que Laurent Berger apprenne que la grève appartient avant tout aux grévistes. »

« En quoi le secrétaire confédéral de la CFDT pourrait annoncer le jour, la date et l’heure à laquelle va se finir la grève : c’est même pas imaginable. »

« La démocratie syndicale, c’est quelque chose d’important qu’il faut savoir respecter. »

Sur la frontière " syndicat/politique " :

« Les groupes parlementaires progressistes, du PCF et de la FI, ont mené une bataille acharnée dans le combat pour porter ce que portait les syndicalistes. »

« Qu’il y ait des moments où les combats portés par les partis politiques et les combats portés par les salariés, se retrouvent sur des éléments de convergence et que ça participe à l’élévation du rapport de force, tant mieux. »

« Les syndicalistes, les militants syndicaux et même les salariés ont besoin de construire des revendications, de les porter et de se battre pour les gagner mais ils ont besoin au-delà d’un projet politique d’une autre dimension pour la France et pour l’Europe. »

Sur « Mai-68 » :

« Il y a eu dans l’histoire des périodes qui ont été très difficiles pour les salariés qui ont des fois duré quelques années. »

« Il y a eu des batailles acharnées des salariés qui se sont construites dans la durée et qui ont toutes abouti à une victoire sociale et parfois à des victoires politiques. »

« Ce que bâtissent les cheminots aujourd’hui et y compris d’autres salariés qui sont en lutte, participera très certainement à une transformation de la société. »

Sur la crise du syndicalisme :

« Je pense que la société est en crise avec une vraie crise du capitalisme et une société particulièrement injuste. »

« On se rend compte que les politiques menées sont d’une agressivité extrême. »

« Ce contexte rend d’autant plus difficile le combat pour une société meilleure et améliorer les conditions de vie et de travail des salariés. »

Pablo Pillaud-Vivien

Regards.fr