France : l’ubuesque perquisition de l’appartement d’Alexandre Benalla

, par  DMigneau , popularité : 0%

France : l’ubuesque perquisition de l’appartement d’Alexandre Benalla

A droite du président Macron, son ex-chargé de mission à l’Élysée, Alexandre Benalla, le 24 février 2018 au Salon de l’agriculture, à Paris.
REUTERS/Stephane Mahe/Pool

Alexandre Benalla, mis en examen pour « violences en réunion » et « port public d’insignes réglementés », a commencé à donner sa version des faits aux enquêteurs.

Avec aplomb, l’ancien " chargé de mission " d’Emmanuel Macron n’hésite pas à contredire l’Élysée, qui était au courant selon lui, dès le 1er mai 2018, que des images de vidéosurveillance tournaient sur les réseaux.

Alexandre Benalla est aussi revenu sur les coulisses de la perquisition ubuesque de son domicile.

Le 20 juillet dernier, les enquêteurs préviennent Alexandre Benalla qu’ils vont perquisitionner son domicile d’Issy-les-Moulineaux.

Problème, selon le principal intéressé : c’est sa compagne qui détiendrait le seul trousseau de clés, et elle serait à l’étranger !

Qu’à cela ne tienne, comme ils en ont l’autorisation du « parquet », les policiers prévoient d’entrer de force.

Mais arrivés devant la porte blindée de l’appartement, impossible de l’ouvrir.

A 21h, un scellé est apposé - un simple autocollant selon l’hebdomadaire " Le Canard Enchaîné " - et la perquisition est remise au lendemain matin.

Une tierce personne avait dû emmener les armes « en lieu sûr »

Au petit jour, un serrurier parvient enfin à crocheter la porte. Le scellé est intact et pourtant, surprise ! Impossible de mettre la main sur le coffre où sont censés se trouver trois pistolets et le fusil à pompe d’Alexandre Benalla.

Ce dernier répondra aux enquêteurs qu’une tierce personne « a dû les emmener en lieu sûr par mesure de sécurité, car des journalistes rodaient près de l’immeuble ».

Loin de lui l’idée de « dissimuler quoi que ce soit », jure-t-il.

Quelques jours plus tard, Alexandre Benalla apportera lui-même ses armes aux policiers.

Par ailleurs, lors d’une perquisition au siège du parti " La République en marche ", trois pistolets ont été trouvés dans les locaux du parti.

RFI