Football : l’Olympique de Marseille, les voleurs et " l’Américain "

, par  DMigneau , popularité : 28%

Football : l’Olympique de Marseille, les voleurs et " l’Américain "

A Marseille, le fait divers n’est jamais bien loin du Stade Vélodrome. Entre les pressions des parrains locaux et les agressions des petits truands, voilà prévenu Frank McCourt, le nouveau propriétaire du club.

L’Américain Frank McCourt a repris l’Olympique de Marseille. - Claude Paris/AP/SIPA

" Pour nettoyer, il ne suffit pas d’ouvrir les fenêtres, ça prend du temps. Le maître mot, c’est l’adaptation. Ce n’est pas au club de s’adapter. A Marseille, il y a un environnement local, des spécificités qu’il faut prendre en considération. Et on peut aussi se rendre compte de choses qu’on n’avait pas en tête une fois que l’on y est. "

C’est en ces termes que Didier Deschamps, ancien joueur et entraîneur de l’OM, a prévenu Frank McCourt, le nouveau propriétaire du club phocéen, dans une déclaration au journal " So Foot ".

Une aimable mise en garde destinée à calmer les ardeurs de celui que l’on surnomme en ville « l’Américain », à l’aube d’un marché hivernal au cours duquel ses hommes ont laissé entendre qu’ils voulaient « frapper fort ». Autrement dit, vendre quelques joueurs en visant une grosse plus-value et recruter les pépites de demain. Un mercato qui fera valser les millions d’euros...

Voilà le milliardaire de Boston au parfum, au cas où ses conseillers ne l’auraient pas alerté sur ces « spécificités » olympiennes. Il lui reste à découvrir quelques figures locales, dont certaines ont été écartées à la suite des multiples enquêtes judiciaires des dernières années.

Il en est ainsi de José Anigo, 55 ans, ancien joueur, longtemps considéré comme l’homme lige des bandits marseillais, fragilisé par l’assassinat de son fils en septembre 2013, d’abord envoyé comme recruteur en Afrique, avant d’être licencié cet automne.

Ou Richard Deruda, alias " le Boucher ", un pied dans le milieu, un autre au club, ami d’enfance d’Anigo, lui aussi écarté. D’autres personnages aux mines souvent patibulaires ont longtemps gravité autour de l’OM, utilisant des services - les kinés par exemple - à des fins personnelles...

Ces pratiques semblent révolues, mais le fait divers n’est jamais bien loin du Stade Vélodrome.

Frédéric Ploquin

Marianne