Financement libyen : la justice interdit à Sarkozy... de papoter avec Guéant et Hortefeux

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Financement libyen : la justice interdit à Sarkozy... de papoter avec Guéant et Hortefeux

Nicolas Sarkozy et ses deux lieutenants, en 2005. - PASCAL PAVANI / AFP

Mis en examen dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a été placé " sous contrôle judiciaire " par la police. Il ne peut plus parler à neuf personnes, ni se rendre dans quatre pays...

Nicolas Sarkozy ne peut plus papoter avec ses meilleurs amis. C’est la justice qui le lui a demandé : sa « mise en examen » dans l’affaire du financement libyen supposé, décidée ce mercredi 22 mars, comprend un contrôle judiciaire avec « interdiction d’entrer en contact » avec neuf personnes, selon RTL.

Parmi celles-ci, Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui font figure de fidèles parmi les fidèles de l’ancien Président, ainsi que Bernard Squarcini, ancien chef des services de renseignement ou l’intermédiaire Ziad Takkiedine.

L’ex-chef de l’Etat n’a pas non plus le droit de se rendre dans quatre pays : la Libye, l’Egypte, la Tunisie, l’Afrique du Sud.

C’est dans ces contrées que résident en effet plusieurs témoins-clés de cette ténébreuse affaire. Bechir Saleh, ex-directeur de cabinet de Mouammar Khadafi, habitait jusque ces derniers jours dans les environs de Johannesburg (Afrique du Sud).

Il a été exfiltré en début de semaine vers Dubaï.

Un autre ancien membre de la garde rapprochée du dictateur libyen, qui souhaite rester anonyme, réside aujourd’hui en Tunisie.

Souheil Rached, intermédiaire autrefois proche du pouvoir libyen, s’est lui réfugié au Caire (Egypte).

Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mercredi pour " corruption passive ", " financement illégal de campagne électorale " et " recel de détournement de fonds libyens " dans l’affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007.

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