Feu vert pour le " muslim ban " aux États-Unis : victoire pour Donald Trump

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Feu vert pour le " muslim ban " aux États-Unis : victoire pour Donald Trump

Victoire pour le président Donald Trump après la décision, ce lundi 4 décembre, de la Cour Suprême qui a fini par autoriser le " muslim ban ". - SAUL LOEB / AFP

La Cour suprême des États-Unis, la plus haute juridiction du pays, a validé ce lundi 4 décembre l’application de la troisième et dernière version du très contesté décret " anti-immigration " de Donald Trump.

Le " muslim ban " de retour aux États-Unis. Malgré la controverse, la Cour suprême a fini par autoriser, ce lundi 4 décembre, l’application dans sa totalité du décret " anti-immigration " de Donald Trump.

La dernière version du texte, actée le 24 septembre, interdit de manière permanente aux ressortissants de sept pays, musulmans pour la plupart - le Yémen, la Syrie, la Libye, la Somalie, l’Iran, la Corée du Nord et le Tchad - de franchir les frontières américaines.

Le texte suspend également l’entrée sur le sol américain de responsables gouvernementaux vénézuéliens. Il s’agit donc pour le président américain d’une première victoire après que les deux précédentes versions du décret ont été tour à tour retoquées par la justice.

C’est une " victoire importante pour la sécurité du peuple américain ", s’est réjoui le ministre de la Justice, Jeff Sessions. " Le décret est légal et essentiel pour la protection du pays ", a renchéri un porte-parole adjoint de la Maison Blanche.

La justice doit toutefois se prononcer les 6 et 8 décembre sur les recours déposés dans le Maryland et à Hawaï. Le 17 octobre, un juge de Hawaï avait en effet suspendu la mesure qui ne permettait pas, selon lui, de démontrer en quoi l’entrée des ressortissants étrangers en provenance des pays visés " nuisait aux intérêts des États-Unis ".

Les " préjugés anti-musulmans du président Trump "

La décision de la Cour Suprême, la plus haute juridiction du pays, pourrait cependant signer la fin d’un long feuilleton judiciaire au plus grand dam d’une partie de la population qui a manifesté à plusieurs reprises contre le texte, mais aussi des organisations de défense des réfugiés.

" C’est malheureux que le décret puisse être désormais appliqué totalement ", a d’ores et déjà déploré l’un des responsables de " l’Association de défense des droits civiques " (ACLU). L’association avait saisi les juges du Maryland avec d’autres ONG pour dénoncer les " préjugés anti-musulmans du président Trump ".

Le jugement " va empêcher de nombreuses personnes éligibles (à l’entrée aux Etats-Unis) de rejoindre leur famille, de reprendre leurs études ou de travailler ", a par ailleurs ajouté le responsable de " l’International Refugee Assistance Project " (IRAP). La décision aura " des conséquences dévastatrices pour ces personnes et toute la communauté musulmane, a-t-il conclu.

Donald Trump a évoqué pour la première fois la possibilité d’un " muslim ban " en décembre 2015, après l’attentat de San Bernardino, en Californie, revendiqué par Daech. La fusillade avait fait 14 morts et 21 blessés.

L’un des deux suspects, Farook Syed était pourtant aux États-Unis.

Magazine Marianne