En deux " tweets ", Trump adresse un " doigt d’honneur " à Macron

, par  DMigneau , popularité : 0%

En deux " tweets ", Trump adresse un " doigt d’honneur " à Macron

Donald Trump a manifestement gardé un goût amer de sa visite à Emmanuel Macron. - SAUL LOEB / AFP

Deux jours après sa visite à Paris pour le " 11Novembre ", le président des Etats-Unis Donald Trump s’en est directement pris ce mardi 13 novembre à Emmanuel Macron dans quatre messages postés sur " Twitter ", se moquant ouvertement de son homologue français.

On sent que ça ruminait, sous la moumoute…

Au surlendemain de son retour à Washington après sa visite à Paris pour les célébrations de « l’Armistice du 11 Novembre », Donald Trump s’est fendu à son réveil, ce mardi 13 novembre, d’une volée de " tweets " dézinguant son hôte français, Emmanuel Macron.

Le président américain s’est échauffé sur la création d’une " véritable armée européenne ", proposée la semaine dernière par son homologue pour se " protéger de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d’Amérique " dans le domaine du cyberespace.

La sortie avait déjà provoqué l’ire de Donald Trump, qui y avait répondu par un premier " tweet " au moment de son atterrissage en France le 10 novembre, jugeant le propos d’Emmanuel Macron " Très insultant ".

Il y va bien plus fort dans son message de ce 13 novembre

La remémoration des guerres franco-allemandes l’ayant manifestement inspiré, Donald Trump lance :

" Emmanuel Macron suggère de créer sa propre armée pour protéger l’Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais ça c’était l’Allemagne dans les deux guerres mondiales - Qu’est-ce que ça avait donné pour la France ? A Paris, ils commençaient à apprendre l’allemand avant l’arrivée des États-Unis (…) ".

Dans un deuxième " tweet ", le président des Etats-Unis se plaint de la taxation des vins américains en France, assurant que " la France fait un excellent vin, mais les Etats-Unis aussi ".

Les deux derniers " tweets " de cette salve sont particulièrement piquants et étonnants, même sous les pouces de Trump.

" Le problème c’est qu’Emmanuel souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26 % ", raille-t-il ouvertement, accusant son homologue d’avoir " juste tenté de changer de sujet " en parlant de défense et non du " taux de chômage de presque 10 % " en France.

Et de répondre aux multiples piques que lui avaient adressées ce week-end, dans ses discours et dans son interview à CNN, le président français en fustigeant le nationalisme : " Au fait, il n’y a pas de pays plus nationaliste que la France, peuple très fier - et qui a raison de l’être ! ".

Après cette attaque directe, le président américain s’est fendu d’une estocade en lettres capitales : " MAKE FRANCE GREAT AGAIN ", en écho à son propre slogan de campagne.

Comme un " retour à l’envoyeur " à Emmanuel Macron qui, au moment du retrait de Donald Trump des « Accords de Paris » sur le climat au printemps 2017, avait lui-même plagié le slogan " trumpien " en lançant, en anglais et face caméra depuis l’Elysée : " Make planet great again ".

Magazine Marianne