Elections, démocratouille et gilets jaunes

, par  DMigneau , popularité : 0%

Elections, démocratouille et gilets jaunes

1° ) Celui qui ne vote pas perd le droit de parler ensuite.

2° ) Celui qui a voté pour un candidat qui a été battu doit respecter « le verdict des urnes » et attendre le prochain scrutin.

3° ) Celui qui a voté pour le candidat élu n’a pas le droit de le critiquer après (« Il ne fallait pas voter pour lui »).

Dans tous les cas, nous sommes " libres " de nous exprimer le temps du passage furtif dans un isoloir.

Le reste du temps, nous devons nous taire et subir.

« Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort : il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien [1]. Dans les courts moments de sa liberté, l’usage qu’il en fait mérite bien qu’il la perde ».

( « Du contrat social ou Principes du droit politique »)

Jean-Jacques Rousseau a écrit ça en 1762

Et il ajoutait par ailleurs : « Si donc le peuple promet simplement d’obéir, il se dissout par cet acte, il perd sa qualité de peuple ».

Vincent MORET du GILET

Le Grand Soir

Note [1] : Rousseau pense évidemment à la phrase de Macron sur " les gens qu’on croise dans les gares ".