Edouard Philippe annonce un moratoire de 6 mois sur plusieurs hausses de prix

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Edouard Philippe annonce un moratoire de 6 mois sur plusieurs hausses de prix

Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont fini par se plier à l’idée d’un moratoire. - Capture d’écran BFMTV

Après trois semaines de mobilisation du mouvement des " gilets jaunes ", le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce mardi 4 décembre " un moratoire " sur l’augmentation de la taxe sur les carburants, ainsi que " le gel " de l’augmentation du gaz et de l’électricité début 2019.

Il aura fallu trois semaines pour en arriver là.

Face au mouvement des " gilets jaunes ", le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce mardi 4 décembre un " moratoire " sur l’augmentation de la taxe sur les carburants, initialement prévue pour le 1er janvier 2019.

Un moratoire de six mois

" Je suspends pour une durée de six mois ces mesures fiscales ", a déclaré Edouard Philippe, en parlant de " la hausse de la taxe carbone sur l’essence, le fuel et le diesel ", de " la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence " et " enfin, pour les professionnels, l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers, ce que l’on appelle le GNR ".

" Elle ne s’appliqueront pas avant d’être débattues par toutes les parties prenantes ", a-t-il précisé.

Le Premier ministre a aussi annoncé une suspension, là aussi " pour une durée de six mois ", des nouvelles " modalités du contrôle technique qui le compliquent et le rendent plus cher ", afin " de trouver les justes adaptations ".

Enfin, " les tarifs de l’électricité et du gaz, qui devaient augmenter en début d’année, n’augmenteront pas durant la concertation, et donc pas durant l’hiver qui s’annonce ", a encore indiqué le chef du gouvernement.

Les élections européennes enjambées

" Les Français ne veulent ni hausse d’impôt, ni nouvelle taxe ", a diagnostiqué le " locataire " de Matignon, repoussant judicieusement leur éventuelle application à… après les élections européennes, prévues fin mai 2019.

" Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir ni entendre cette colère. Je l’entends et j’en mesure la réalité, la force et la gravité. C’est la colère de la France qui travaille dur et qui peine à joindre les deux bouts ", s’est-il justifié.

" C’est maintenant le temps du dialogue ", a estimé Edouard Philippe, précisant que la " séquence de concertation " déjà annoncée par Emmanuel Macron, aux contours encore nébuleux, se tiendra du 15 décembre au 1er mars.

Quant à une nouvelle journée de mobilisation des " gilets jaunes " le samedi 8 décembre, a-t-il averti, " s’il y a une nouvelle journée de mobilisation samedi, elle doit être déclarée et se dérouler dans le calme et l’ordre ".

Magazine Marianne