"Démission", "mise en retrait"… le maintien d’Adrien Quatennens à l’Assemblée nationale divise

, par  DMigneau , popularité : 0%

" Démission ", " mise en retrait "… le maintien d’Adrien Quatennens à « l’Assemblée nationale » divise

Adrien Quatennens, le 13 janvier 2022 en séance dans l’hémicycle.
Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas via AFP

Son absence a été remarquée du " Palais-Bourbon " lors de la rentrée parlementaire ce lundi 3 octobre. Adrien Quatennens, visé par une enquête pour " violences conjugales ", s’est mis " en retrait " selon la cheffe de file LFI à « l’Assemblée », Mathilde Panot. Pour autant, la poursuite de son mandat divise au sein de l’hémicycle, du " RN " à la " Nupes " en passant par la " Macronie ".

Visé par une enquête pour " violences conjugales ", le député de " la France Insoumise " (LFI) Adrien Quatennens n’était pas présent sur les bancs de l’hémicycle ce lundi 3 octobre à l’occasion de la " rentrée parlementaire ".

La " patronne " des députés « Insoumis » Mathilde Panot a répété le même jour que l’élu du Nord, dont l’épouse a déposé plainte à Lille le 26 septembre, est " en retrait, le temps qu’il faudra ".

En cours de séparation, Adrien Quatennens s’est mis " en retrait " mi-septembre de sa fonction de " coordinateur " de " La France Insoumise ", après avoir reconnu des " violences " envers son épouse.

Pour autant, la poursuite - ou non - de son mandat de député ne cesse de diviser au sein de « l’Assemblée nationale ». Selon la présidente de « l’Assemblée », Yaël Braun-Pivet, " c’est à lui de décider si effectivement il peut continuer à siéger et à représenter ses concitoyens. C’est à son groupe de décider s’il peut continuer à siéger dans ses rangs ".

Mais " sur le plan strictement du droit (...) tant qu’il n’est pas condamné à une peine d’inéligibilité, il a le droit de siéger à " l’Assemblée nationale " », a-t-elle rappelé à " RMC " et " BFMTV ".

" Ce n’est pas le rôle des partis " de décider qu’un député doit démissionner, a appuyé devant la presse la députée " LFI " Raquel Garrido, avocate de profession comme Yaël Braun-Pivet. Elle a souligné être favorable de longue date au " droit de révoquer les élus " par leurs administrés.

" Mais ce n’est pas la situation " en France.

" C’est le peuple qui l’a élu "

Du côté de la majorité et ce, en dépit des propos de la présidente de « l’Assemblée », le discours est clair : Adrien Quatennens doit démissionner.

« Je ne crois pas que sa placeAdrien Quatennens] soit dans l’hémicycle. Je ne suis pas certaine qu’il soit le bienvenu au regard des faits qui lui sont reprochés ", a notamment expliqué Aurore Bergé sur " BFMTV ", qui a appelé aux côtés de ses collègues à la démission du député LFI.

https://www.bfmtv.com/politique/la-republique-en-marche/aurore-berge-n-est-pas-certaine-qu-adrien-quatennens-soit-le-bienvenu-dans-l-hemicycle_AN-202209200596.html

Les mêmes, qui n’ont pourtant eu aucun mal à accueillir Damien Abad, malgré les accusations de viol ou de " tentative de viol " qui le visent, brandissant la " présomption d’innocence ", souligne " Mediapart ".

https://www.mediapart.fr/journal/politique/031022/damien-abad-l-assemblee-un-retour-en-toute-impunite?at_medium=custom3&at_campaign=67

Sur la même ligne, le député " Rassemblement national " (RN) Jean-Philippe Tanguy a estimé qu’Adrien Quatennens " ne pouvait pas siéger ".

" Je pense que quand vous avez reconnu des violences conjugales (...) il y a un avant et un après ", a-t-il expliqué sur l’antenne de " Sud Radio ".

Interrogée sur les propos de son collègue, la " cheffe de file " des députés " RN ", Marine Le Pen a affirmé être " en désaccord avec ça ", estimant " être profondément attachée à la parole du peuple ".

" Et c’est le peuple qui l’a élu. Je ne pense pas qu’une instance morale puisse exiger sa démission. C’est à la justice ", a-t-elle défendu auprès du " Parisien ".

https://www.leparisien.fr/politique/marine-le-pen-emmanuel-macron-est-de-moins-en-moins-drole-03-10-2022-WR3OA7CTXJHYHIW4KDQ7GISCGI.php?ts=1664880953180

Hakim MOKADEM

Marianne.fr