Costumes de François Fillon : perquisitions chez Arnys

, par  DMigneau , popularité : 69%

Costumes de François Fillon : perquisitions chez Arnys

Selon nos informations, deux perquisitions ont été menées chez l’enseigne de luxe " Arnys " après les révélations du JDD sur les cadeaux d’un mystérieux " ami " de François Fillon : des costumes à plusieurs milliers d’euros.

Ce n’est pas une, mais deux perquisitions qui ont été menées par les enquêteurs au siège d’Arnys, le tailleur parisien dont raffole François Fillon, dans le cadre de l’instruction du juge Serge Tournaire.

En effet, selon nos informations, celui-ci a demandé dès lundi un supplétif à son enquête initiale pour investiguer sur les révélations du Journal du Dimanche au sujet d’un mystérieux - et fort généreux - ami qui a donc offert au candidat de la droite pour au minimum 13 000 euros de costumes de luxe de la prestigieuse maison parisienne.

La première perquisition, diligentée mercredi 15 mars, n’a visiblement pas suffi, puisque les enquêteurs étaient de retour ce jeudi matin dans les locaux.

Ils auraient emporté les ordinateurs de l’entreprise pour en éplucher les comptes.

Qui a payé et, surtout, le règlement constitue-t-il un potentiel conflit d’intérêt ?

Contacté, le Parquet national financier se refuse à tout commentaire. Un « ami généreux » a confirmé au JDD les avoir payés « à la demande de François Fillon », « et sans d’ailleurs en avoir le moindre remerciement depuis ».

Entre 2012 et 2017, ce sont en tout 35 500 euros de vêtements qui ont été commandés et payés en liquide pour François Fillon, chez Arnys.

L’ardoise totale serait de 48 500 euros selon le JDD, si l’on ne compte pas que les paiements en cash.

Une addition qui s’ajoute aux nombreux ennuis de François Fillon depuis le " Penelope Gate ". " C’est ma vie privée, ça ne regarde personne ! J’ai parfaitement le droit de me faire offrir un costume par un ami ", avait répondu François Fillon aux " Echos ", interrogé lundi dernier sur les révélations du JDD.

Visiblement, la justice n’est pas (forcément) du même avis.

Par Thibaut Pézerat et Marc Endeweld

Marianne