Commission des Finances : " On ne prendra pas part au vote ", promet Aurore Bergé

, par  DMigneau , popularité : 0%

Commission des Finances : " On ne prendra pas part au vote ", promet Aurore Bergé

Aurore Bergé a été élue à la tête du groupe LREM le 22 juin. IP3 PRESS/MAXPPP

Malgré la présence de trois blocs d’opposition, dont le " Rassemblement national " et " la France Insoumise ", les députés de la majorité s’abstiendront lors de l’élection du président de la très convoitée " commission des Finances ".

Une tradition républicaine… mais pas une obligation.

Les rumeurs allaient bon train. " Pris en étau " entre " la France Insoumise " et le " Rassemblement national ", les députés de la majorité présidentielle rompraient-ils avec la tradition républicaine en participant au vote désignant le président de la " commission des Finances " ?

" On ne prendra pas part au vote ", répond à " Marianne ", du tac au tac, Aurore Bergé, toute nouvelle cheffe des " marcheurs " à « l’Assemblée ».

« Institutionnellement, c’est à l’opposition que doit revenir la présidence. Nous ne serons pas l’arbitre de " l’extrême gauche " ou de " l’extrême droite " », poursuit la députée des Yvelines, craignant qu’une attitude contraire à cet " usage républicain " soit reprochée " dans un sens ou l’autre " à la majorité.

Depuis 2008, la présidence de cette commission doit revenir, selon le règlement de « l’Assemblée », à un député d’un groupe déclaré " d’opposition ".

Il n’est toutefois pas précisé si les députés soutiens de la majorité présidentielle doivent - ou non - prendre part au vote. La coutume veut, toutefois, que ceux-ci s’abstiennent – ce fut notamment le cas en 2017 - mais la configuration inédite de « l’Hémicycle » actuel posait question quant au respect de ce principe.

L’une des hypothèses étant, entre autres, que les députés " Ensemble ! " décident de favoriser l’élection du candidat " Les Républicains ", au nez et à la barbe des oppositions " frontiste " et " Insoumise ".

Une théorie catégoriquement réfutée par Aurore Bergé : « Si on vote " LR ", le " RN " et "LFI " s’insurgeront et on sera taxé de s’immiscer dans le rôle des institutions ».

Lou FRITEL

Marianne.fr