Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

, par  DMigneau , popularité : 0%

Chili : des anciens prisonniers politiques en France demandent l’asile pour Ricardo Palma Salamanca

Christian Rodriguez, un des représentants des ex-prisonniers politiques chiliens en France, a affirmé ce dimanche que son groupe appuie une éventuelle attribution d’asile politique à l’ex-frontiste (FPMR : " Frente Patriótico " Manuel Rodriguez) Ricardo Palma Salamanca, condamné en tant qu’auteur matériel de l’assassinat du sénateur Jaime Guzmán, en raison d’un « manque de garanties » de la part de la justice chilienne.

Nous pensons que la justice chilienne ne donne aucune garantie de sérénité et de possibilité, incluant l’intégrité physique de ce camarade, qui est arrivé en France et qui devrait lui octroyer « l’asile politique ».

C’est ce que nous allons défendre de toutes nos forces et nos énergies comme nous l’avons fait à plusieurs reprises avec tous ceux qui ont souffert des persécutions politiques durant ces années de dictature.

La justice française est sereine et toute personne a droit à sa liberté si elle réunit trois conditions :

- ne représenter aucun danger pour les citoyens français,

- ne pas chercher à s’enfuir du pays

et

- ne pas assujettir ou menacer des témoins-clés.

Ce cas n’est pas une exception, il fait partie de la tradition française en matière de justice.

Notre groupe ne comprend pas la colère des autorités et des politiciens chiliens concernant la liberté de Ricardo Palma alors que le gouvernement chilien s’est refusé à remettre à la France 15 personnes pour l’assassinat de quatre ressortissants français pendant la dictature.

Nous ne comprenons pas cette indignation du gouvernement chilien, du ministre des Relations extérieures ou de quelques personnes obscurément " pinochetistes " indignées de la liberté de Ricardo Palma.

15 militaires et civils membres de la police politique ont assassiné quatre Français et le gouvernement chilien n’a pas répondu à la demande d’extradition. Ils ont été condamnés à des peines allant de 15 ans à " la perpétuité " pour ne pas s’être présentés au tribunal.

Pour autant, il est bon de se souvenir qu’en matière de droits humains, la justice de peut pas être à deux vitesses.

https://www.cooperativa.cl/noticias/pais/judicial/frentistas/ex-presos...

Traduction : Jean-Michel Hureau

Le Grand Soir