Cessez de nous emmerder et écoutez Raoult

, par  DMigneau , popularité : 0%

Cessez de nous emmerder et écoutez Raoult

Comment une collectivité peut-elle en venir à prêter foi à des informations insensées en basculant dans une sorte de délire collectif ?

Oui il y a une urgence ; soigner avec le " protocole Raoult ", fabriquer des FFP2 réservés à ceux qui risquent et foutre la paix aux autres car les masques obligatoires surtout en tissu ne protègent pas…

https://pgibertie.com/2020/08/22/cessez-de-nous-emmerder-et-ecoutez-raoult/

1° ) LES MASQUES OBLIGATOIRES NE PROTÈGENT PAS

Dans les prochaines semaines, la comparaison avec l’Italie sera intéressante. Dans ce pays vieillissant, le tournant du début avril - utilisation du " protocole Raoult " - a fait chuter le nombre de morts (moins de 5 par jour actuellement).

L’important, c’est de soigner !

La France préfère ne pas soigner et rend de plus en plus obligatoires les masques là où leur utilité est douteuse (extérieur, école…)

Raoult a " du flair " et surtout il s’appuie sur toute une série de nouvelles études qui viennent démonter l’imbécilité de la politique sanitaire actuelle ; le taux d’incidence utilisé pour faire peur n’indique rien. Le virus circule plus mais heureusement le nombre de cas sévère ne bouge pas.

Partons des faits rien que les faits

Le masque filtrant FFP2, dit " de protection respiratoire " protège mais il est introuvable et doit être réservé aux professions et personnes à risques.

Ce type de dispositif, qui comporte souvent une soupape pour respirer plus confortablement, permet de filtrer l’air expiré. Le masque FFP2 répond à la norme NF EN 149 qui garantit qu’au moins 94 % des particules de 0,01 à 1 micron pouvant contenir des virus en suspension dans l’air (aérosols) sont bloquées.

Il protège aussi des postillons et gouttelettes de salives potentiellement infectieuses projetés lors d’une toux ou d’un éternuement. Il est réservé aux « soignants ».

Le port de ce type de masque de différentes formes (coque, 2 plis, 3 plis, " becs de canard "…) est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.

Sa durée d’utilisation est de 8 heures. Une fois cette durée passée, il faut le jeter.

Attention, ceux qui sont équipés de valves et non destinés à usage médical ne sont pas adaptés à la lutte contre la pandémie. " Ils ont été faits pour protéger les gens qui travaillent dans des milieux poussiéreux, mais n’empêchent pas d’expirer le virus ".

Il existe deux autres catégories de masques FFP estimées en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage : les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols et les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols.

Le masque chirurgical, dit " anti-projections " ; une utilité psychologique et politique

Le masque en tissu lui ne sert qu’a étouffer ceux qui le portent.

ils ne sont pas conçus pour offrir une protection individuelle à leur porteur, mais pour contribuer à des mesures collectives visant à limiter la propagation du virus responsable du " Covid-19 ".

Il stoppe au moins 95 % des particules de 3 microns et plus. Ainsi, il évite la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque et protège également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis.

En revanche, l’Afnor (" Association française de normalisation ") souligne qu’il " ne protège pas contre la dispersion et l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air (aérosols) ".

Compte tenu de la très petite taille du " covid " (moins de un micron, ce masque ne protège pas sauf si le virus est niché dans un postillon).

Dès lors, aucun fabricant de tels masques ne peut raisonnablement prétendre offrir une protection individuelle à son porteur contre le nouveau " coronavirus ". C’est pourquoi on trouve, sur la plupart des boîtes qui sont commercialisées aujourd’hui des avertissements à ce sujet.

" Les masques ne protègent pas des infections ni des virus ". On y lit en effet : " Ce produit ne protège pas des contaminations virales ou infectieuses ".

Oui, il y a une urgence ; soigner avec le " protocole Raoult ", fabriquer des FFP2 réservés à ceux qui risquent et foutre la paix aux autres.

2° ) La " deuxième vague " est-elle une invention ?

Quelque 300 décès ont été recensés entre mi-juillet et mi-août.

On a observé une stabilisation du nombre d’admissions à l’hôpital.

Depuis le 27 juillet, le nombre de patients en « réanimation », inférieur à 500 depuis les semaines précédentes, est passé sous la barre des 400, se stabilisant autour de 380.

Les 300 décès incluent et comptabilisent les décès hors de l’hôpital, notamment dans les Ehpad.

Il faut rappeler qu’en pleine crise nous avions plus de 500 décès par jour contre dix à 20 actuellement. Ces décès seraient encore moins nombreux si les malades étaient soignés

Le site " Euromomo " étudie la " surmortalité " et met en évidence la sévérité de la crise du printemps et la " sous mortalité " actuelle.

Le taux d’incidence traduit tout bêtement l’augmentation du nombre de tests.

Le ministère de la Santé propose, par ailleurs, une illustration graphique de l’évolution du taux d’incidence (nombre de patients ayant un test PCR " positif " pour 100 000 habitants), il serait revenu à son niveau de la mi avril….

La maladie circule mais elle tue dix fois moins qu’alors et l’on se soigne toujours pas mieux.

Explication des médias : l’âge des nouveaux malades serait différent.

Comment comparer : le très faible nombre de test de mars avril écartait les plus jeunes. Seuls les malades symptomatiques graves étaient testés. Ils étaient âgés.

Personne ne peut dire que les plus jeunes étaient alors moins nombreux à contracter la maladie.

Depuis la fin juillet, le nombre de test est devenu massif ( quatre fois plus qu’en avril) et le taux d’incidence a triplé passant de moins de 10 % pour 100 000 habitants à 28 % sans que le nombre de décès ou d’hospitalisations ne progresse.

Le seul indicateur progressant dans le même sens, c’est le nombre de tests

Le taux d’incidence est passé de 7 à 28 % pour 100 000 personnes de 15 à 44 ans mais il a également augmenté de 4 à 8 % pour les plus de 74 ans ….

Ce doublement concerne tous les plus de 45 ans et il ne s’est pas traduit par une progression des hospitalisations.

La maladie a-t-elle changé de nature comme le pense le professeur Raoult ?

Bernard Dugué est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie :

L’incidence dépend du nombre de tests effectués dans un département, une région, un pays.

Si dans un département où le virus circule vous avez une incidence évaluée à 20, en supposant que les autorités aient effectués trois fois plus de tests la semaine passée, vous auriez eu une incidence de 60 et le département serait passé en " zone rouge ".

L’incidence est un chiffre dépourvu de rigueur scientifique.

En date du 19 août, Avec 2,5 % de " positivité ", l’Ain a une incidence de 13. Avec une " positivité " à peine plus élevée - 3,1 - Toulouse a une incidence approchant les 40.

Les autorités se sont affolées alors qu’il n’y a que 4 réanimations en cours et que le taux d’occupation des lits est inférieur à 3 (moyenne nationale, 7).

Le taux d’incidence dépend du nombre de tests pas de la maladie

Le seul indicateur fiable est le pourcentage de testés qui se révèle " positif " au virus, c’est le « taux de prévalence ».

Le taux de positivité aux tests PCR est " nivelé " sur une semaine. Il indique le nombre de cas " positifs " rapporté au nombre de tests effectués sur sept jours.

Le dernier mois - en prenant en compte le décalage - a vu ce taux fluctuer autour de quelque 1,5 %. Récemment, il avait franchi les 2 % à l’échelle nationale et semble atteindre les 3 %.

Ce chiffre donne une idée du « taux de prévalence ».

En date du 19 août, le taux de positivité approche les 3 %. D’ici une à deux semaines, le nombre de réanimations devrait logiquement doubler par rapport à la période couvrant le mois de juillet et début août. Nous devrions atteindre les 800. Si ce n’est pas le cas, alors l’hypothèse de la " contagion immunisante " sera appuyée. C’est début septembre que les choses vont devenir décisives pour savoir où nous allons.

Le cours de l’épidémie dans la phase actuelle ne place plus le " Covid-19 " comme une pathologie dangereuse pour la « santé publique ». S’il s’avère que la létalité virale tombe en dessous de 0.1 de décès pour 100 cas, l’épidémie dans sa nouvelle phase n’a plus rien de comparable avec la " vague " du printemps 2015.

Les vaccins risquent d’être inutiles, pour autant qu’ils puissent être efficaces, ce dont on est en droit de douter.

Pour bien comprendre si dans une région donnée d’un million d’habitants ont fait 10 000 tests avec une " positivité " de 2 % des testés (200 cas) , on aura une " prévalence " de 2 % et une " incidence " de 20.

Si dans la même région on fait 30 000 tests avec une positivité inchangée de 2 %, la prévalence ne change pas mais on passe à 60 " d’incidence ".

La circulation du virus n’explose donc pas mais elle progresse puisse que le taux de positivité est comparable à celui de la mi mai sans que la maladie soit aussi grave, loin de là.

3° ) La maladie a-t-elle changé de nature comme le pense le professeur Raoult ?

Oui, si la mortalité et les admissions en " réa " ne progressent toujours pas, le port obligatoire du masque en milieu ouvert ne deviendrait plus nécessaire.

Cette mesure pourrait même favoriser « l’immunité collective » si l’on admet qu’une circulation du virus à très faible concentration participe à une " contagion immunisante ". Même chose pour les entreprises et les grandes surfaces closes.

En revanche, il est impératif que les personnes dites " à risques " soient protégées. En portant le masque, en évitant de fréquenter les lieux bondés, ce qu’elles font déjà du reste.

Enfin, le masque dans les transports reste justifié en raison des conditions de promiscuité.

Il existerait alors deux types de " dose infectieuse ", l’une qui produit la maladie et l’épidémie, l’autre qui génère une immunité en fonctionnant comme une sorte de " vaccin naturel ". Ce qui amène à forger deux concepts : la contagion " épidémiante " et la contagion " immunisante ".

Une équipe canadienne a établi un lien entre la dose virale reçue et le développement des réponses immunitaires de l’hôte, innée ou acquise.

La " vague " de mars à mai 2020 a été certainement causée par des contaminations massives avec des doses élevées et fut suivie d’un nombre très élevé d’admissions en hôpital et " réanimation ".

En revanche, depuis le " déconfinement ", nous serions dans une phase " épidémiante " modérée, autrement dit une phase dans laquelle la contamination " épidémiante " évoluerait vers une forme " immunisante ".

republicain

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