" Brexit " : le Courage contre le déshonneur

, par  DMigneau , popularité : 0%

" Brexit " : le Courage contre le déshonneur

Voici quelques réflexions que j’ai rédigées il y a quelques jours. Bien des événements se sont produits et Boris Johnson me donne raison de par sa combativité. Gageons qu’il mène à bien le choix du peuple souverain de la Couronne.

Boris Johnson a deux défauts principaux : le premier c’est qu’il n’est pas sans ressembler physiquement à Donald Trump, ce qui lui vaut force caricatures toutes plus méchantes les unes que les autres dans une époque où il est devenu impossible d’évoquer la moindre particularité physique sans être assimilé " au Diable ", c’est assez cocasse.

Son second défaut est qu’il préfère assumer courageusement la décision démocratique des " sujets britanniques " plutôt que de se vautrer dans les " mamelles de Mammon " et de protéger sa petite rente de situation.

Le choix du « Royaume-Uni » est le suivant : écouter le choix du peuple et défier la clique bruxelloise quitte à ne faire que des perdants, ou écouter les « élites », jouer la montre, les atermoiements et finalement abdiquer devant les diktats de Bruxelles.

M. le Premier Ministre britannique est plutôt déterminé et souhaite réellement que la comédie de la sortie de son pays de « l’Union Européenne » se fasse, quitte à renvoyer chacun à ses responsabilités.

Rien de tel pour épouvanter les technocrates non élus bruxellois et les banquiers d’affaires de « la City », lesquels n’ont pas appris durant leurs études à faire face au cas d’une personne qui fait passer son honneur avant ses intérêts.

Pour eux, les « négociations » ne s’entendent que dans un cadre policé et avec leur victoire assurée du fait de leur QI " supérieur ".

D’où l’effroi et le " vent de panique " qui soufflent sur le vieux continent.

Rendez-vous compte : le Premier Ministre entend mettre en œuvre la sortie de son pays de « l’Union Européenne », désirée majoritairement par ses concitoyens et pour se faire souhaite empêcher que ne s’y oppose ses pires ennemis : les « représentants » du peuple qui n’ont eu de cesse que de mettre " les bâtons dans les roues " à son prédécesseur afin d’éviter que le fameux « Brexit » n’ait lieu.

D’où " les nues " auxquelles les portent nos médias lesquels sont contre le " Brexit ".

Ainsi survient la " jacquerie médiatique " dont est victime Boris Johnson, plus d’ailleurs sur le continent qu’en « Albion ». Nos médias, qui ne sont plus à une contradiction près, estiment donc que la décision d’ajourner la session du Parlement Britannique est anti-démocratique...

Et de faire des lamentos sans fin sur le sujet. Expliquant que décidément " l’axe du mal " n’est plus ce qu’il était : désormais le diable a trois visages : Trump, Bolsonaro et Johnson. Poutine n’est plus qu’au " purgatoire ", en compagnie de Maduro, en attendant mieux (Macron jouant le rôle de l’évêque Cauchon dans l’histoire).

Le raisonnement CQFD de la presse est le suivant : ne pas « donner voix au chapitre » à des représentants qui, au deux tiers, sont contre la décision souveraine du peuple britannique, est faire preuve d’un dangereux penchant dictatorial, donc Boris Johnson est un dictateur en puissance.

Oui, vraiment : il vaut mieux laisser le Parlement s’exprimer et être bien sûr que, de " guerre lasse ", cette histoire de " Brexit " s’évanouira et deviendra une victoire à la Pyrrhus ; que dès que les britanniques se diront « décidément, il est impossible de sortir de l’Europe ! Et ce ne sont pas ces nuls de policards qui y arriveront », un nouveau référendum interviendra – comme par magie – et donnera – comme par miracle - le « remain » gagnant à 55 % de vote, même avec 80 % d’abstention.

Ce sera là une belle victoire de " la démocratie " selon le microcosme journalistique. On expliquera alors doctement que ce référendum est plus " démocratique " que l’autre, quand bien même deux fois moins d’électeurs s’y seraient rendus.

C’est oublier un peu vite que la Reine n’a rien trouver à redire à la demande de M. Johnson, ce qui n’est certes pas un aveu de soutien, mais n’implique pas l’inverse non plus ; pas plus que les plus hautes juridictions Écossaises que l’on ne peut suspecter de faire l’apologie du " Brexit ".

Je suis atterré du niveau de bêtise journalistique.

Aucune information issue d’un journal ne fait preuve d’un minimum d’objectivité dès qu’elle touche de près ou de loin au domaine politique.

Toutes passent au filtre de « l’idéologie libérale » et pas un ne recule devant les pires absurdités. Ainsi pour le " Brexit ", on a cité un docteur qui invoquait la « possible pénurie de médicament en cas de sortie de l’Europe ».

On se demande bien comment on soigne les gens dans les pays qui ne font pas partie de l’UE et quel ne doit pas être leur taux de mortalité !

Malgré tout, proférer cette sottise revient à dire : « nous n’avons pas d’arguments, mais nous espérons qu’en tapant sur des casseroles, nous effraierons la population ». Ce qui, outre l’aveu d’absence d’arguments, est faire preuve d’un cynisme absolu, si on veut bien se rappeler que la France est - elle - en pénurie réelle de certains médicaments du fait de - je cite ! - « la délocalisation de la production des laboratoires pharmaceutiques ».

Plus c’est gros, plus ça passe.

Être « journaliste » de nos jours, c’est connaître une sorte de casuistique moderne où il faut savoir différencier « démocratie et démocratie », « vrai et vrai », « mensonge et mensonge ».

Cette servitude leur assure, en contrepartie, leur salaire, leur statut social et la fréquentation des " puissants ". Bref, la " réussite " au sens contemporain du terme.

Et c’est bien connu qu’on ne mord pas la main qui vous nourrit.

C’est encore « le Général » qui avait raison en refusant l’entrée de " la Perfide Albion " au sein de « l’Europe ». « Le Général » était la voix du courage et de la vérité, comme Boris Johnson aujourd’hui. Car comme le rappelait Rivarol, dans les périodes troubles, le plus dur « n’est pas de faire son devoir, mais de savoir où il est  ».

Nb : je viens d’apprendre que « vingt-et-un députés » de la majorité avaient fait " faux bond " : " les rats quittent le navire ".

Dit autrement, l’oligarchie marchande sait s’assembler pour se prémunir d’une « sortie sans accord » ou dit autrement : elle fait tout pour que le " Brexit " n’ait pas lieu.

Boris Johnson a adopté la position de Churchill et dit aux parlementaires en substance : « Vous avez le choix entre le déshonneur et la servitude, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la servitude  ».

Je serais " sujet " de la " couronne britannique ", j’aurais tout lieu d’être fier de M. Johnson. En tant que français, j’attends depuis « le Général » qu’un homme politique prenne des positions aussi courageuses.

Sébastien A.

AgoraVox