Bientôt la débâcle

, par  DMigneau , popularité : 0%

Bientôt la débâcle

Le problème est-il seulement Macron ? Ou n’est-il qu’un symptôme d’une société malade ?

Emmanuel Macron est le pur produit du « système français » actuel en pleine dégénérescence : un gamin privilégié, ayant bénéficié de réseaux, ayant eu l’expertise quant au parcours.

Il a travaillé - comme beaucoup de ses semblables dans « la Finance » - à avoir l’ambition de " faire de la politique ". Il a été " lancé " comme un produit, comme un baril de lessive. Il est coaché à mort sur le plan de la communication et du look pour incarner une fonction présidentielle qui n’a plus beaucoup de sens en 2019. Et il a accédé au pouvoir par défaut sur la base de l’entourloupe qui a cours depuis longtemps :

« Votez pour moi pour éviter le fascisme ».

La Le Pen est considérée - ainsi que son père en son temps - comme une émule de Mussolini ou Hitler comme toujours selon le refrain bien connu depuis des lustres. Tous les contradicteurs sont forcément des fâââchiistes, des racistes, des xénophobes, des nostalgiques des " z-ordres noirs ".

Emmanuel Macron est aussi l’incarnation la plus épurée de cette dégénérescence et morale et de gouvernance.

https://s1.lprs1.fr/images/2018/06/22/7787934_bd3a38e2-7614-11e8-9d1a-96cec5ced457-1_1000x625.jpg

Il a grand peine à cacher ses véritables appétits, camouflé bien maladroitement, on se demande d’ailleurs bien pourquoi ?

Ceux-ci n’auraient presque aucune importance si Macron se souciait de son peuple et du Bien Commun.

Et surtout, il est au pouvoir pour appliquer stricto sensu la " feuille de route " dictée par la « Banque Centrale Européenne », soit 3 % de déficit, un service public réduit à la portion congrue et les plus riches toujours plus favorisés.

Ses vrais patrons ce sont Bernard Arnault, François Pinault, Patrick Drahi et Xavier Niel et quelques autres, et tous les riches reclus dans leurs quartiers de plus en plus dangereux, même si ces derniers temps on l’a vu, ces quartiers peuvent être envahis par les « gueux », les « pouilleux », tous les oubliés de la sacro-sainte « mondialisation », tous les français oubliés, méprisés, une « foule haineuse », anonyme, jaloux des riches forcément.

Ces pauvres ne sont jamais contents...

En plus, les « gueux » envahissent Paris et les beaux quartiers !! Cela devient insupportable ma chèèère. Les « pauvres » des riches, ce sont toutes les populations d’origines « diverses » ; des " pauvres " beaucoup plus acceptables, dociles, qui servent, travaillent pour les « bonnes » familles tout en leur donnant « bonne conscience ».

Et puis des pauvres " exotiques ", c’est plus pittoresque, plus valorisant pour l’image des bourgeois " pédagogues ".

Ils ont jeté bas les masques depuis quelques semaines déjà.

Au fond, pour les bourgeois au pouvoir, les précaires, les pauvres, les français dits " périphériques " demeurent les « classes dangereuses », celles qu’il faut réprimer avec la plus grande brutalité, la plus grande des sévérités pour les faire taire.

L’acharnement judiciaire contre Eric Drouet en est une illustration.

https://www.lci.fr/social/eric-drouet-arrete-qui-est-ce-gilet-jaune-qui-fascine-melenchon-dement-voter-front-national-et-gere-groupe-facebook-la-france-en-colere-2109051.html

Je ne parle même pas des arrestations dites « préventives » manu militari, sans parler des jugements bâclés pour faire des exemples à la demande même de la ministre de la Justice madame Belloubet.

https://www.cnews.fr/videos/france/2018-11-26/nicole-belloubet-des-bornes-sont-depassees-par-les-gilets-jaunes-801299

Les médias n’ont de cesse de déconsidérer plus ou moins insidieusement le mouvement toujours selon la même stratégie de rappel des années 30, du vote FN montré comme " repoussoir ", des épisodes " montés en épingle " pour bien montrer que les « gilets jaunes » sont forcément racistes, antisémites et xénophobes.

Macron se maquillerait pour cacher les marques que lui laissent " les difficultés du temps " et surtout la haine qu’il inspire. Il ressemble au portrait de Napoléon III par Zola dans « la Débâcle ».

On aimerait que le système la vive, cette débâcle ...

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

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