Australie : un désastre et des responsabilités

, par  DMigneau , popularité : 0%

Australie : un désastre et des responsabilités

« Ce n’est pas un feu de brousse mais une bombe atomique. Il cause un enfer, des dévastations indescriptibles », dit Andrew Constance, ministre des transports de Nouvelle-Galles du Sud, région la plus touchée par les incendies.

Le gouvernement " conservateur " continue de soutenir l’industrie du charbon et refuse d’agir contre le dérèglement climatique.

« Ce n’est pas un feu de brousse mais une bombe atomique. Il cause un enfer, des dévastations indescriptibles », dit Andrew Constance, ministre des transports de Nouvelle-Galles du Sud. Les incendies sont tellement gigantesques qu’ils créent des nuages. Ceux-ci provoquent à leur tour des orages et des éclairs qui peuvent déclencher de nouveaux brasiers.

Critiqué pour sa passivité depuis le début de la crise, le chef du gouvernement Scott Morrisson est, à juste titre, également mis en cause pour ne pas s’attaquer à la cause du problème : le « réchauffement climatique ».

Fervent défenseur de « l’industrie minière », il n’avait adopté, avant les incendies, aucune politique qui permettrait à son pays de réduire ses émissions de « gaz à effet de serre ».

Et depuis, toujours rien.

« Je suis en colère contre la réponse du premier ministre. Il me fait penser au président [américain Donald] Trump qui, après une tuerie de masse, dit que cela n’a rien à voir avec les armes  », s’exaspérait, vendredi, Greg Mullins, un ancien chef des pompiers.

Trump est également un " climato-sceptique " qui défend également le charbon et d’autres industries polluantes et a retiré les USA de « l’Accord de Paris » sur le climat.

Ces feux, depuis fin août, ont fait 24 morts humaines et un demi-millon d’animaux tout en détruisant des millions d’hectares de forêts.

Ce qui se passe en Australie, et également en Indonésie avec des inondations catastrophiques, montre que la catastrophe climatique est déjà en marche, comme l’indiquent également les travaux du GIEC.

Seule une lutte résolue et mondiale peut la renverser .

C’est le sens des mobilisations qui se déroulent depuis plusieurs années et qui sont notamment symbolisées par les appels de Greta Thurnberg.

Celle-ci a d’ailleurs été la cible d’attaques de la part de Trump et d’ autres adversaires de la mobilisation pour le climat.

Voir notre article précédent :

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/260919/croisade-contre-greta-thurnberg-la-revanche-des-pollueurs

Albert Herszkowicz

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