Au Mont-Blanc, Christophe Castaner voit le bout du Tunnel

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Au Mont-Blanc, Christophe Castaner voit le bout du Tunnel

Christophe Castaner, le 4 février 2022. Hans Lucas via AFP

L’ancien " ministre de l’Intérieur " a été nommé président du " Conseil d’administration " de la " Société concessionnaire française pour la construction et l’exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc ". Un poste qu’il cumulera donc avec ses fonctions au grand port maritime de Marseille, où il a été nommé mardi 15 novembre.

C’est " Noël avant l’heure " pour Christophe Castaner. Selon le « Journal officiel » de jeudi 17 novembre, l’ex-ministre de l’Intérieur a été nommé président du " Conseil d’administration " de la " Société concessionnaire française pour la construction et l’exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc " – une société détenue majoritairement par « l’État » et les collectivités territoriales.

Le poste était précédemment occupé par Thierry Repentin, ancien ministre de François Hollande et maire de Chambéry, qui l’avait quitté il y a six mois.

Selon le média en ligne " Politico ", Christophe Castaner ne devrait pas se contenter de cette simple " casquette ", mais pourrait aussi diriger le tunnel " transfrontalier " du Fréjus. Un président pour deux sociétés en somme, ce qui " constitue l’usage depuis 2012 afin de coordonner leur fonctionnement ", écrit " Politico ".

Déjà nommé au « port de Marseille »

Mardi 15 novembre, Christophe Castaner avait déjà été nommé au " Grand port maritime de Marseille " (GPMM), selon le « Journal Officiel », aux côtés de l’ex-PDG d’ " Orange ", Stéphane Richard.

Ils ont été nommés par arrêté du ministère de " la Transition écologique ", dans le collège des " personnalités qualifiées " du " Conseil de surveillance " du port de la deuxième ville de France – au même titre que Laurence Borie Bancel, qui est à la tête de la " Compagnie nationale du Rhône " (CNR).

Ils ont été désignés en raison de " leurs compétences ", qui n’ont pas été explicitées.

Dès fin septembre, la CGT s’était inquiétée d’une possible nomination de Christophe Castaner à la tête du GPMM, y voyant " favoritisme " et " parachutage " après son échec cuisant aux législatives.

Pour le syndicat majoritaire sur le port de Marseille, " les activités portuaires ont besoin d’acteurs économiques centrés sur le réel, qui contribuent à l’essor économique du territoire, qui s’y inscrivent sur la durée, dans une visée industrielle et sociale  ".

La Rédaction

Marianne.fr