Appel au soulèvement : le " Gilet jaune " Christophe Chalençon a été interpellé à Paris

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Appel au soulèvement : le " Gilet jaune " Christophe Chalençon a été interpellé à Paris

Le militant " Gilet jaune " était recherché depuis des appels à faire tomber le gouvernement diffusés sur les réseaux sociaux. - GERARD JULIEN / AFP

Lundi 11 mai, le " Gilet jaune " Christophe Chalençon a été arrêté et placé en " garde à vue " le lendemain matin, avant d’être libéré à midi. Il était recherché pour des appels à faire tomber le gouvernement, diffusés sur les « réseaux sociaux ». Son avocat dénonce des moyens " totalement disproportionnés ".

Le " Gilet jaune " Christophe Chalençon, originaire du Vaucluse, avait appelé dans une vidéo diffusée le 8 mai dernier sur les « réseaux sociaux » à un soulèvement populaire.

Le premier jour de déconfinement, lundi 11 mai, le militant a été interpellé puis placé en « garde à vue » le lendemain tôt dans la matinée dans les locaux de « l’Office central pour la répression des violences aux personnes » à Nanterre (Hauts-de-Seine), révèlent " franceinfo " et " France Bleu Vaucluse ".

Sa « garde à vue » a été levée en fin de matinée.

UNE ARRESTATION " TOTALEMENT DISPROPORTIONNÉE "

L’ancienne figure des " Gilets jaunes " était recherchée depuis quelques jours pour des appels à faire " tomber " le gouvernement et à lever des armées citoyennes.

" Nous allons assiéger Paris lundi, jour de déconfinement, avec d’anciens généraux qui préparent le plan pour verrouiller Paris ", a-t-il notamment déclaré dans une vidéo " Facebook " datant du 8 mai. Il a été interpellé lundi soir vers 18h30 place d’Italie à Paris.

Une enquête avait été ouverte par le « Parquet » de Carpentras (dans le Vaucluse) après cet appel au soulèvement. Christophe Chalençon n’avait pas répondu aux différentes convocations.

https://www.facebook.com/christophe.chalencon.3/videos/1950582795075175/?t=0

Il a été entendu dans le cadre d’une enquête pour " provocation à s’armer contre l’autorité de l’État ", " provocation à la commission d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne " et " provocation à la commission de crimes ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ".

Son avocat, Maître Philippe de Veulle, dénonce des moyens " totalement disproportionnés ". Au micro de BFMTV, ce dernier déplore cette situation : " C’est une façon à lui de s’exprimer qui semble forte, qui semble disproportionnée, mais qui reflète une volonté de changement, une angoisse populaire. Il souhaiterait une transition politique avec des gens crédibles ".

" Il est venu tranquillement à Paris, il n’avait pas du tout d’arme sur lui. Je ne vois pas comment il pourrait faire avec un couteau de chasse ou une dague pour venir sur Paris ça n’a pas de sens ", défend-il.

Magazine " Marianne "