Appel à une refondation des politiques culturelles : faisons de la Bretagne un territoire d’expérimentation !

, par  DMigneau , popularité : 0%

Appel à une refondation des politiques culturelles : faisons de la Bretagne un territoire d’expérimentation !

« Et si la démocratie culturelle faisait - enfin - confiance aux acteurs comme aux territoires ? » Une soixantaine d’artistes et d’acteurs culturels de Bretagne appellent à revisiter les politiques publiques. « Construisons les passerelles et les ponts ! Sortons des lieux consacrés. Investissons l’espace public [...] osons les coopérations. Remettons l’art et les artistes, remettons le projet culturel au centre du jeu ! »

Le " coronavirus " est arrivé, en ce début d’année 2020, avec son cortège terrible de désastres annoncés. Tant et tant d’acteurs de la vie artistique et culturelle pourraient ne pas résister à cette crise sans précédent.

Après la sidération qui nous a tous saisi est venu le temps des angoisses pour l’avenir. Il est de notre responsabilité commune de construire " le jour d’après ".

Pour cela, il nous faut tirer les leçons d’un passé récent qui, des « Gilets jaunes » à la crise sanitaire, en passant par les dérèglements climatiques planétaires, nécessite de revisiter toutes les politiques publiques, et évidemment nos politiques culturelles.

Ce débat doit être ouvert, sans tabou ni certitude. Les acteurs de la vie culturelle y sont prêts, évidemment prêts, tant leur engagement - leur vie ! - est promesse citoyenne.

Le temps du " monde fini " est bel et bien commencé !

Le " jour d’après ", dans une crise économique et sociale qui sera dramatique, verra s’affronter deux grandes logiques.

Celle du Président du Medef, de l’ultra-libéralisme et de ses avatars, déclinée sur tous les tons : on répare et on repart ; moins de résilience et plus de croissance, moins de normes, moins de contraintes environnementales.

Moins de charges - évidemment - pour plus de production.

On sait tous l’issue de cette folie.

Après les incendies d’Australie ou d’Amazonie, avec le réchauffement climatique, après cette pandémie, l’issue est inéluctable.

Le " jour d’après " doit prendre la pleine mesure de ces secousses historiques et universelles et en tirer des leçons pour l’avenir.

Nous n’avons qu’une Terre et quand la mer monte en Asie du sud-est, la mer monte aussi en baie de Douarnenez.

Quand l’Australie est ravagée par des incendies, le dérèglement climatique se fait aussi sentir en Bretagne.

Nous n’avons qu’une humanité, et ce qui nous rassemble - « l’humaine condition » - est bien plus important que ce qui nous différencie.

Un virus qui tue en Chine peut amener des patients à l’hôpital de Lorient.

Quelle est la place de « la culture » dans ce bouleversement planétaire que nous vivons ?

Si nous avons survécu tant bien que mal durant ce confinement c’est grâce à tous ces films, ces livres, ces musiques qui nous ont accompagnés.

Des œuvres de création.

Plus que jamais dans cette expérience d’enfermement, il nous est apparu que l’art, les pratiques culturelles, sont des essentiels.

Le sens. Le sensible. L’émancipation. Le commun.

On ne transige pas avec ces essentiels là. C’était la leçon du « Conseil national de la Résistance », jadis.

C’est la leçon de l’Histoire.

C’est devenu plus que jamais la leçon des temps présents. Le sens, le sensible, l’émancipation, le commun doivent être le creuset de politiques publiques ambitieuses et déterminées, nourries par des budgets véritablement à l’échelle de nos responsabilités.

Ce préalable rappelé, que nous racontent les mois qui viennent de s’écouler ?

Le social (construire notre maison commune)

Cette crise a montré que les plus mal payés de la société nous ont permis de continuer à vivre.

Pendant que nous étions confinés, ils ramassaient les poubelles, ils étaient présents à la caisse des magasins (sans masques ni protection pendant quelques semaines), ils désinfectaient les bâtiments.

Les personnels de santé, et, plus largement, tous les services publics, si disqualifiés parfois, étaient également là, au boulot, et faisaient - eux aussi,- tenir la « maison commune ».

Cette attitude nous rappelle - quel contraste ! - que des « immensément riches », depuis des années, " jouent " avec le fisc et exportent leurs capitaux pour éviter de payer des impôts.

Certains, parmi les mieux payés de notre société, évitent de contribuer à la « maison commune »...

Il y a leçon pour demain. L’échelle toute entière de notre société a tenu parce que les premiers " barreaux " - ceux du bas - ont tenu ! Ils ont donné l’exemple de la mobilisation, de la citoyenneté, de la solidarité, de la dignité.

Eux, les invisibles, les illettrés, les « gens de peu ».

Qu’on ne parle plus de " ruissellement "...

Cette question sociale concerne, plus que jamais, les politiques culturelles.

Sans remettre en cause les formidables élans nés de la démocratisation culturelle, ses floraisons magnifiques de salles, de compagnies, de projets, il faut affronter " les yeux dans les yeux ", la question démocratique.

Tant et tant de nos concitoyens estiment que ces lieux culturels, ces esthétiques, ne « sont pas pour eux ». Toutes les études sociologiques le montrent : ceux qui invoquent le « ce n’est pas pour moi » sont issus de ces premiers " barreaux " de l’échelle, ceux-là même qui ont donné au pays une belle leçon de citoyenneté et d’engagement.

Ils sont trop rarement les abonnés des " grandes salles " qui mobilisent l’essentiel du budget du ministère de la Culture.

Ils sont plus fréquemment les usagers - voire les animateurs - de ces lieux modestes du « socio-culturel » et de « l’éducation populaire », soutenus - vaille que vaille - par les collectivités locales.

Tout cela n’est-il pas à reconsidérer ?

Non qu’il faille " couper les ailes " des grandes salles, si souvent magnifiques lieux de diffusion et de création, mais pour autant, doit-on se satisfaire de cette césure béante qui éloigne, si violemment parfois, les différentes couches de nos sociétés ?

Les « hauts-lieux » savent user d’une " monumentalité " qui écrase et construire des murs symboliques infranchissables sur lesquels se fracassent les lancinants et terribles « c’est pas pour moi »...

Il nous faut renouer le dialogue entre le « culturel » et le « socio-culturel », entre les " grandes salles " et « l’éducation populaire ». En revenir à l’idéal de Jean Zay ou de Jean Vilar et affronter ce que l’on appelle dans le jargon des politiques culturelles, les « droits culturels des personnes » : comment ne plus seulement « faire pour des publics », mais « faire avec des personnes ».

Il faut refuser les « assignations à résidence », à statut, à condition.

Le moment est venu !

Cette question démocratique concerne, ô combien, les enfants et les jeunesses de nos pays. Il y a dans les découvertes et les émerveillements de « l’Éducation artistique et culturelle », les prémices de l’émancipation.

La découverte d’un livre peut changer le cours d’une vie et substituer la dignité à la condescendance !

Ces combats pour les « droits culturels », pour " l’Éducation artistique et culturelle ", sont majeurs. Il y est question de dignité. De reconnaissance.

Enjeux essentiels pour " faire société " ensemble.

Autre chose, encore.

Dans chaque quartier, dans chaque village nous avons vu des démonstrations magistrales de solidarités, d’entraides, issues de la vie associative et de la volonté citoyenne.

Le bénévolat !

Un supplétif aimable, sympathique et souriant, de « l’économie libérale ». Or, là, dans chaque lieu, ces initiatives bénévoles - pour fabriquer des masques de tissu, pour aider des voisins isolés, pour prendre soin des anciens - étaient de première nécessité pour " faire humanité " ensemble.

Cette vie là, loin des chiffres, des mesures et des indicateurs de performance, a été un " moteur de relations " et de reconnaissance.

Loin du « Capital » et de ses logiques toujours concurrentielles, l’entraide, l’association, le bénévolat, c’est capital !

C’est un autre champ de réflexions pour les politiques culturelles qui nous ramène aux relations entre le « culturel » et le « socio-culturel », entre les professionnels et les amateurs, dans une logique de " silos " qu’il faut maintenant dépasser.

Ouvrons résolument ces chantiers !

Le territoire (être ancré dans un paysage et regarder au loin)

La « mondialisation » est une extraordinaire richesse, quand le lointain devient proche et que les apports, les regards, les musiques et les vents des " ailleurs " s’enrichissent mutuellement.

Mais les réseaux et les flux ne suffisent pas. Nous sommes des êtres de sens et des êtres sensibles et nous avons besoin de proximité, nous avons besoin de présences.

Il faut réapprendre de nos territoires. Sans renier les richesses des " ailleurs ", il faut renouer avec les richesses de " l’ici ". Et faire ici ce qui peut l’être.

Le vivant a des besoins que " le local " peut générer, et dont les logiques de marché peuvent nous priver. Nulle idée d’autarcie ou de " fermeture ", le 21ème siècle doit être un siècle d’ouvertures, de relations, d’échanges interculturels.

Les siècles précédents nous ont montré combien, mécaniquement, les nationalismes et les " fermetures " menaient directement à la guerre et à la barbarie. Tout comme nous n’avons qu’une seule Terre, nous n’avons qu’une seule Humanité.

Pour autant, dans tous nos " territoires de vie ", n’est-il pas possible de construire des dynamiques plus ambitieuses, dès lors que les vertus de la mutualisation, de la coopération seraient sans cesse promues.

Tant de murs à abattre !

Entre les disciplines, les esthétiques et les statuts.

Pourquoi en rester encore à des " segmentations de pratiques " issues d’un temps ancien ?

Au nom de statuts ?

Les « professionnels », ici, et les « amateurs », là ?

Danses et musiques " traditionnelles ", pratiques « amateures », d’un si haut niveau d’exigence en Bretagne, ne sont pas soutenues par le ministère.

Pourquoi ?

Construisons les " passerelles " et les " ponts " !

Sortons des lieux consacrés. Investissons « l’espace public », les places, les jardins, les ronds-points, les lycées, les quais, les digues et les champs !

Privilégions le territoire et au sein de ces espaces vécus, osons les coopérations. Remettons l’art et les artistes, remettons le « projet culturel » au centre du jeu !

De la « Cop 21 » de Paris à la « Cop 26 » en préparation, en passant par la " Breizh Cop ", l’urgence des transitions environnementales s’est-elle véritablement imposée ?

Ce n’est pas certain, avouons-le !

Ce combat est vital pourtant et concerne tous les champs de la vie sociale, économique et culturelle.

Tous.

Dans le domaine « culturel », il faut analyser nos pratiques à cette aune. " Bilans carbone ", " coûts de production ", relations à la proximité...

Chantier si vaste, si stimulant, si prometteur aussi, sur lequel nous devrons beaucoup travailler.

Le temps (ouvrir les espaces-temps dont nous avons communément besoin)

Participer, s’impliquer, s’informer, se documenter, débattre, tout cela pose la question du temps.

La citoyenneté, l’émancipation, c’est aussi une question de temps tout comme la création.

Face à l’accélération, la compétition, la croissance chiffrée, face à la « tyrannie de l’urgence » qui nous conduit à réagir - seulement réagir !! - qui nous conduit à " tweeter " et à ramasser en quelques signes des propos qui se veulent pertinents face au complexe du monde, il faut poser la question de notre rapport au temps.

L’accélération permanente, c’est la perte du sens, la perte de tous les sens !

Artistes et acteurs culturels aussi sont engagés dans ces spirales que les politiques publiques encouragent parfois : logiques chiffrées du nombre des dates, des " jauges " à remplir, des créations à multiplier.

Implacable " système de l’Offre ", spirales incessantes.

Frénésies.

Et si nous réfléchissions, tous ensemble, à cette immédiateté qui nous entraîne, à cette " urgence " qui nous dévore ?

Et si nous affirmions tous ensemble que la lenteur est aussi une vertu ?

La démocratie (pour l’ici et le maintenant)

Pour finir, la crise que nous vivons montre les limites des gouvernances verticales.

L’efficacité de « l’action publique » vient de la coopération des collectivités publiques.

Un grand État centralisé est-il capable de parfaitement gérer de telles crises, en pays démocratiques ?

Évidemment pas et plusieurs épisodes de la gestion de cette crise doivent nous alerter.

À la verticalité du « je », on doit préférer le « nous », le dialogue, le compromis, et à vrai dire, la confiance. Un " Plan de relance " est en débat, actuellement. Un de ses chapitres concerne « la vie culturelle ».

Serait-il incongru de penser que les décisions du ministère et de ses différents opérateurs, le CNL, le CNC, le CNM, seraient fructueusement enrichies par les apports, les connaissances, les expertises, des « collectivités territoriales » ?

Or, c’est la leçon des temps passés : une permanente méfiance à l’égard des élus territoriaux, suffisance et condescendance en bandoulière.

Les " experts " qui sortent très peu du centre de Paris connaissent-ils vraiment, intimement, leur pays ?

Oui, sur des dossiers faits de graphes et de tableaux. Mais nous ne vivons pas dans des dossiers. Nous vivons dans des territoires, tous différents, tous singuliers, tous universels, mais jamais réductibles à des notes de synthèses ou à des chiffres parce qu’un territoire, c’est de « l’humain ».

Respecter, c’est écouter. Et pas seulement édicter.

Notre démocratie est à réinventer.

C’est une leçon magistrale de cette crise du " coronavirus ".

Et si la « démocratie culturelle » faisait - enfin - confiance aux acteurs comme aux territoires ?

Co-construisons les politiques culturelles avec les réseaux concernés.

Imaginons de véritables " pactes girondins ", ambitieux, novateurs, laissant à « l’État » le régalien et confiant - " confier " et " confiance " ont bien même racine - aux territoires la structuration, le développement et l’animation culturelle.

La Bretagne y est prête, sans préalable et sans tabou ! Et que vive la subsidiarité !

La démocratie, c’est aussi l’équité.

En la matière, « l’État » doit avoir un rôle majeur. Selon les études du ministère de la culture, la Bretagne est très fortement sous-dotée par le ministère, mais ces travaux constatent l’iniquité sans y répondre.

C’est injustifiable et d’autant plus injustifiable que dans l’Histoire, « l’État » a freiné toute décentralisation, au nom, justement, de cette équité dont il serait - lui et lui seul - le garant...

Équité que ne respecte pas le Ministère de la Culture !

Pourquoi les acteurs culturels bretons seraient-ils moins financés que d’autres ?

Et si la Bretagne était lieu de préfiguration et d’expérimentation de ces nouvelles politiques ?

Récemment, le Président de la République demandait aux « acteurs culturels » de se réinventer ! Le propos pouvait sembler discutable, tant une immense majorité d’entre eux ne cesse de le faire.

C’est même « le moteur » de leurs vies.

Par contre, si le Président visait directement les politiques publiques de « la culture » - et particulièrement les politiques menées par le ministère de la culture - il avait entièrement raison !

Cette " réinvention " est absolument nécessaire aujourd’hui. Elle ne pourra faire l’économie de quatre grandes questions :
- le social,

- le territoire,

- le temps,

- la démocratie.

On ne peut pas faire " comme si rien ne s’était passé ", ni " Gilets jaunes ", ni incendies ravageant la planète, ni " coronavirus ". Comme si la Terre n’était pas menacée.

Comme si tout allait recommencer.

Réfléchissons ensemble, acteurs de la vie artistique et culturelle, élus, passionnés, citoyens, bénévoles, et construisons les bases de politiques culturelles nouvelles adaptées aux exigences des temps présents.

Imaginons à l’échelle régionale des « états généraux » itinérants, qui sillonnent des territoires aux problématiques diverses et qui rassemblent tous ceux qui participent à la vie culturelle mais aussi tout ceux qui s’en sentent exclus.

Ces « états généraux » itinérants seront organisés sous l’égide de la « Conférence territoriale d’action publique – Culture » - la " CTAP Culture " - coordonnés et animée en Bretagne par « la Région » et la DRAC.

Travail « d’éducation populaire », travail d’écoute et de " tissage ".

Personne ne dispose de la vérité. Condorcet le disait : " les amis de cette vérité ne sont jamais ceux qui prétendent la détenir, mais évidemment ceux qui la cherchent ".

Nulle certitude, nulle " leçon à donner ", nul " procès à instruire ", juste une démarche collective pour tenter, simplement tenter, d’être à la hauteur des enjeux, à la hauteur de notre humanité.

Liste des premiers signataires :

Jean-Michel Le Boulanger, écrivain et 1er vice-président du « Conseil régional » de Bretagne en charge de « la culture » et de la « démocratie régionale ».

Simon Gauchet, metteur en scène et directeur artistique de " l’École Parallèle Imaginaire "

Benoît Careil, musicien-producteur et " adjoint à la culture " de la Ville de Rennes

Alan Stivell, auteur-compositeur-interprète et musicien

Jean-François Le Corre, producteur de cinéma, " Vivement Lundi ! "

Gilles Padovani, producteur de cinéma

Charles Quimbert, chanteur, directeur d’association culturelle

Françoise Sourdrille, vice-présidente « Culture » du « Conseil départemental » d’Ille-et-Vilaine

Bernez Rouz, président du « Conseil culturel de Bretagne »

Caroline Raffin, directrice du " Fourneau ", « Centre national des arts de la rue et de l’espace public-Bretagne » " La Grande Boutique ", centre de création - " Le Plancher ", scène du " kreiz Breizh "

Brigitte Chevet, autrice-réalisatrice, administratrice de la « Scam », présidente de la commission culturelle " Galapiat-cirque "
Charlie Windelschmidt, metteur en scène, Compagnie " Dérézo "

Bernard Le Noac’h, directeur " Très tôt Théâtre "

Gérard Bricet, président de la « Fédération régionale » des MJC de Bretagne

Gilles Padovani, producteur cinéma, " Mille et Une Films "

Magali Julien, directrice artistique et culturelle d’une scène de territoire " Le Logelloù ", centre d’exploration et de création artistique

Philippe Ollivier, artiste musicien

Camille Kerdellant et Rozenn Fournier, Compagnie " KF association "

René-Claude Migaud, artiste-peintre, président du vollectif " Arts de Bretagne "

Adeline Le Dantec, productrice, les " 48e rugissants production "
Michel Guilloux, président de la « Cinémathèque de Bretagne »

Jean-Jacques Rault, auteur-réalisateur, Directeur de " Ty Films-Mellionnec "

Céline Dréan, réalisatrice

Philippe Ramel, président de « Bretagne-Culture-Diversité » et du « Cercle celtique de Rennes »

Charles Quimbert, chanteur, responsable associatif

Laura Fouqueré et Cyril Ollivier, compagnie " l’Unanime "

Philippe Guilloux, réalisateur-producteur cinéma

Mathieu Lamour, directeur d’une association culturelle
" Le collectif Lynceus "

Dominique Chrétien, créateur et accompagnateur d’artistes

Yvonne Prêteseille, membre fondateur de « Bécherel, Cité du Livre »

Jonathan Le Guennec, responsable associatif

Flora Diguet, actrice et metteuse en scène, co-directrice artistique du " Groupe Odyssées "

Marie Thomas, comédienne, co-directrice artistique du " Groupe Odyssées "

Romain Brosseau, comédien, co-directeur du " Groupe Odyssées "

Julien Cornic, directeur de " Ti ar Vro Treger-Goueloù Association Rue des arts "

Étienne Cabaret, musicien et les " Musiques Têtues "

Véronique Godec, présidente, et Fabrice Bassemon, directeur, association " Clair Obscur "

Eric Prémel, écrivain, réalisateur

Herri Gourmelen, responsable associatif

Guillaume Kozakiewiecz, cinéaste

Fred Prémel, producteur cinéma, " Tita productions "

Loïc Josse, auteur

Sonia Lassaigne, responsable d’association culturelle

Dominique Cornillaud, maire-adjoint Janzé

Antoine Le Bos, directeur " Groupe Ouest "

Christian Rouaud, réalisateur et écrivain - " La Compagnie Ocus "
Paul Robert, président de la « Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritime »

Jean-Pierre Thomin, président de la « Fédération Kanomp Breizh »

Catherine Saint-James, conseillère régionale de Bretagne

Yann Le Boulanger, président de la " Nuit de la gavotte "

Philippe Baron, auteur-réalisateur

Mathieu Courtois, producteur de cinéma

Bénédicte Pagnot, cinéaste

Thierry Ménager, directeur de MJC

Elie Barbeau, directeur de « l’Ecole de Musique du Pays du Roi Morvan »

Valérie Malavieille, gérante d’une entreprise de production de cinéma

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appeldu11juin@gozmail.bzh

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