Algérie : Le peuple et l’armée face à la réaction

, par  DMigneau , popularité : 0%

Algérie : Le peuple et l’armée face à la réaction

Certains ne savent plus ce qu’ils font et à quoi cela va aboutir. Les véritables " hirakistes " semblent se retirer à mesure que les slogans contre l’armée se multiplient !

Il ne restera d’ici peu que " les suivistes " sans vrai but.

Ces citoyens ne se rendent pas compte que s’il n’y a pas l’assistance de l’Armée, dans les conditions actuelles, rien de positif ne se fera ?

Ils suivent naïvement en exhibant (le temps d’une photo) des pancartes contre l’armée !

L’inverse de ce que vise " le hirak ".

Les voilà complètement déroutés par la propagande de « milieux » qui les poussent à fustiger l’armée par des slogans malsains après l’avoir, paradoxalement, instamment sollicitée pour sa caution de « tordre » la Constitution et faire accepter des propositions malavisées et même anti-constitutionnelles.

Ce qu’elle a rejeté d’un revers de la main, s’en tenant au respect de la « Loi fondamentale », certes nécessitant de sérieuses corrections, qui donne une solution à la crise sans recours au vide constitutionnel illégitime et risqué.

La Constitution est légitimée par le peuple suite à un référendum ; pour la changer, il faut une proposition validée par un autre référendum.

Toutes autres propositions sont illégales. Les manifestations, aussi majestueuses qu’elles soient, ne sont que l’expression du refus d’une situation politique, sociale et économique, pas un référendum !

Il est étonnant que ceux qui se sont toujours déclarés " légalistes " et " défenseurs du droit " appellent, aujourd’hui, sûrement par colère ou désappointement, à « tordre » la Constitution !

Ce seront sans aucun doute les mêmes qui fustigeront plus tard, dans l’apaisement, ceux qui l’auront piétinée !

L’usage de l’expression « le peuple a exigé », par certains milieux, jour légitimer une « obligation » d’application de certains slogans est abusif.

Ce n’est pas une pratique démocratique.

C’est triste de voir certains parler, refuser, proposer et décider " au nom du hirak " en s’affichant, subitement, comme " les figures de proue " de la contestation populaire actuelle ; certains depuis… l’étranger.

Ces prêcheurs des " pseudo-hirak " font dans la tromperie, voire dans la subversion !

Il nous semble qu’ils usent d’artifices pour « casser » le véritable " hirak " − dont les revendications sont, initialement, claires, réalistes et légitimes − en multipliant les manifestations et les exigences, dans la semaine, afin de pousser à l’affrontement en s’évertuant à mettre " dos-à-dos " le peuple et l’armée.

Ils leurs font accroire qu’une frange de l’ANP « protège le régime » !

Veulent-ils que ces ex-" hauts responsables " et ces entrepreneurs, décriés par la foule " hirakiste ", ne rendent pas des comptes à la justice si, bien entendu, leurs méfaits sont avérés ?

Nous avons remarqué que plus la justice interpelle ou arrête les personnes décriées et dont la responsabilité est engagée dans des faits, plus ces manipulateurs accentuent sournoisement les provocations !

Les changements ne semblent pas arranger les intérêts de certains milieux…

La manipulation est entrée furtivement en action à partir du huitième " hirak " en y ajoutant des " pseudo-hirak ", hors vendredi, déviant les véritables revendications du peuple que l’ANP a adoptées solennellement !

On a vu alors des pancartes (élaborées et coûteuses) sortir discrètement, puis s’attaquant ouvertement à Gaïd-Salah (en faisant croire qu’il ne représente pas l’armée), alors qu’il représente l’état-major et parle en son nom et donc au nom de l’armée algérienne, en conformité avec les missions que lui impose la Constitution !

Même les photos de " hauts responsables " de l’armée en fonction, depuis longtemps à la retraite ou même décédés, ont été exhibées et livrées à la vindicte !

N’est-ce pas absurde et " anti-hirak " ?

On peut comprendre facilement que c’est l’armée, dans son ensemble, qui est visée pour son patriotisme passé et actuel !

Tout cela n’est que mascarade !

Le processus de changement profond du système nous paraît irréversible au vu de l’évolution des événements. Il suffit de laisser travailler les hommes de « bonne volonté » en leur donnant du temps, accompagnés par l’armée, pour amener l’Algérie vers le bien-être, la stabilité et les aspirations que réclame le peuple, tout en restant vigilant.

Il est certain que l’ANP, comme toujours, en conformité avec ses missions constitutionnelles, ne ménagera aucun effort pour accompagner les changements souhaités tout en veillant à la stabilité du pays, quelle que soit l’adversité !

Amar DJERRAD

Le Grand Soir