Affaire Sarkozy-Kadhafi : après la tentative d’assassinat de Bachir Saleh, Alexandre Djouhri remis en prison

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Affaire Sarkozy-Kadhafi : après la tentative d’assassinat de Bachir Saleh, Alexandre Djouhri remis en prison

Tolga Akmen / AFP

La justice britannique a remis en prison, ce lundi 26 février, Alexandre Djouhri en attendant de statuer sur son extradition vers la France. Une décision prise quelques jours après la tentative d’assassinat contre Bachir Saleh, autre personnage-clef dans l’enquête sur l’éventuel financement de la campagne 2007 de Sarkozy par Mouammar Kadhafi.

Il y a du mouvement autour de l’enquête sur l’éventuel financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi. Quelques jours après la tentative d’assassinat, vendredi dernier en Afrique du Sud, de Béchir Saleh, l’ancien directeur de cabinet du dictateur libyen, l’autre personnage-clef de l’enquête, Alexandre Djouhri, a été remis en détention provisoire lundi soir à Londres, a-t-on appris ce mardi 27 février.

Arrêté en janvier à l’aéroport londonien d’Heathrow à la suite d’un mandat d’arrêt européen émis par la justice française, notamment pour " blanchiment d’argent " dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de l’ex-président français Nicolas Sarkozy en 2007, l’homme d’affaires français avait obtenu « sa liberté sous caution » dans l’attente d’une audience d’extradition fixée au 17 avril.

Alexandre Djouhri comparaîtra vendredi

Alexandre Djouhri a été de nouveau placé en détention provisoire après qu’un second mandat d’arrêt européen a été émis par la France, a-t-on appris auprès du tribunal londonien de Westminster, où une audience sur son régime de « liberté sous caution » était programmée ce lundi.

En raison de ce mandat " complémentaire ", il a été placé en détention " dans l’attente de la production de documents " pour obtenir sa libération « sous contrôle judiciaire ». Il comparaîtra de nouveau devant le tribunal de Westminster vendredi.

Résident suisse, Alexandre Djouhri, 59 ans, fait figure de personnage-clef de l’enquête ouverte à Paris depuis 2013 pour vérifier les accusations lancées deux ans plus tôt par l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam, selon lesquelles Nicolas Sarkozy avait bénéficié de leurs fonds pour financer sa campagne électorale de 2007.

L’ancien président français a toujours rejeté ces accusations. Jusqu’alors, l’intermédiaire s’est soustrait aux demandes de la justice et n’a ainsi pas répondu à la convocation des enquêteurs français en septembre 2016.

Magazine Marianne