Affaire Benalla - Après " les bleus ", un mauvais coup pour Macron

, par  DMigneau , popularité : 0%

Affaire Benalla - Après " les bleus ", un mauvais coup pour Macron

Alexandre Benalla et à l’évidence un personnage violent qui aime donner des coups, surtout si sa victime est à terre. Vous avez des gens comme ça " qui prennent leur pied " lorsqu’ils font mal à autrui.

Certes, la police doit parfois " faire usage de la force " pour repousser les " black blocs " ou autres casseurs, mais l’énergumène casqué comme " les forces de l’ordre " qui le 1er mai a frappé sauvagement un manifestant n’était pas un CRS, mais un " chargé de mission " à l’Élysée.

Pourtant, ce « proche collaborateur » et « garde du corps » du président, musclé et écervelé comme un videur de discothèque raciste, portait un brassard de police.

La vidéo qui dénonce Benalla a été réalisée par Taha Bouhafs, ex-candidat aux législatives de la " France insoumise " (Libération).

Mais qui est le jeune homme tabassé ?

Peut-être se fera-t-il connaître maintenant que le nom de son agresseur est connu. Il pourrait également déposer plainte.

https://youtu.be/J22m3Y2xd9I

Ce comportement est inacceptable a déclaré l’ancien journaliste promu " porte-parole " pour services rendus à la « REM », Bruno-Roger Petit.

Tellement inacceptable que sans le flaire des limiers du journal " Le Monde ", " l’affaire Benalla " était belle et bien étouffée pour ne pas nuire à la " République inaltérable " d’Emmanuel Macron, mais surtout au président.

Les quelques " sanctions " prises, comme une mise à pied de 15 jours " sans solde " (?) et un " dernier avertissement " avant licenciement ne sont vraiment pas à la hauteur. L’adjoint du chef de cabinet du président de la République devait être licencié sur-le-champ.

Un président de la République ne doit pas tolérer qu’un homme comme ça travaille à ses côtés.

Mais le mal est fait et les opposants à la politique de " Jupiter " tirent " à boulets rouges " sur le président de la République.

L’occasion est vraiment trop belle et les coups pleuvent de toutes parts, c’est de bonne guerre et Macron ne sortira pas indemne de cette sale affaire.

À qui la faute si ce n’est la sienne, mais que savait exactement le président avant que cette affaire n’explose sur la place publique ?

En tout cas, la communication élyséenne dans la gestion d’une situation de crise laisse sérieusement à désirer. Un éditorialiste disait que cette affaire pourrait devenir la " Léonarda " du président... ou le scooter de François Hollande.

Le « parquet de Paris » a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire, mais quand même plus de deux mois après les faits.

L’enquête pourrait également s’intéresser à un certain Vincent Crase, un gendarme réserviste qui " était très ponctuellement mobilisé (…) par le commandement militaire de la présidence de la République ", lui aussi sanctionné par une mise à pied et une fin de " collaboration entre lui et la présidence de la République ".

Revenons à Benalla qui possède un CV intéressant dans la sécurité des politiques.

À seulement vingt ans, il est chargé de la protection de Martine Aubry pendant les primaires " socialistes ", ensuite de François Hollande pendant la campagne de 2012.

Il est ensuite au service d’Arnaud Montebourg comme " chauffeur ". Rapidement licencié par le ministre parce qu’il voulait prendre la fuite après avoir provoqué un accident.

Décidément un personnage à la mentalité lamentable qui se croit tout permis parce qu’il est proche du pouvoir.

gruni

AgoraVox