AU SECOURS ! Nos djihadistes reviennent à la maison

, par  DMigneau , popularité : 63%

AU SECOURS ! Nos djihadistes reviennent à la maison

« Nous allons assister à un raz-de-marée de retour de djihadistes sur notre territoire »

Georges Fenech,

président de la Commission d’enquête sur la lutte contre le terrorisme.

Daech subit des revers en Syrie où se trouve la majorité des djihadistes Français et doit se redéployer. Donc, une partie de nos djihadistes Français sont de retour.

Le retour dans leur pays des djihadistes est considéré par les autorités françaises comme le principal facteur de risques d’attentats sur le sol national.

200 sont déjà revenus, 700 en attente plus les femmes et les enfants.

Ces djihadistes ont été formés au combat, aguerris aux actions violentes instruits sur les explosifs, leur esprit a été conditionné pour accepter le sacrifice ultime. Ce sont des bombes humaines, de véritables machines à tuer. Phénomène nouveau, les femmes sont maintenant aussi nombreuses que les hommes. Elles aussi sont entraînées au combat.

Ce message unanime de nos responsables est reçu cinq sur cinq, le danger est gravissime et immédiat.

Qu’a t-on prévu pour se protéger ?

On n’a rien anticipé et si gouverner c’est prévoir, et bien il faut faire le constat que nous ne sommes pas gouvernés : rien n’est prévu !

Nous n’avons plus de places dans nos prisons et pour éviter les risques de propagation de la radicalisation, il aurait fallu un lieu de rétention unique pour ces djihadistes.

Si il n’y a pas de solutions en ce qui concerne les prisons. Que vont faire nos responsables, ont-ils un plan de remplacement ?

La case prison ne serait pas le passage obligé ?

L’analyse des actions de ces terroristes Français de retour chez nous est pourtant simple et les peines pénales encourues sont en principe définies. Ils ont tous rejoint une organisation terroriste et criminelle qui égorge et brûle les otages, assassine les homosexuels en les jetant du haut de murailles, fait le trafic d’esclaves et sème la terreur dans nos villes.

Nos djihadistes Français connaissaient tous ces faits. Ils ont adhéré à cette organisation en pleine connaissance de cause, ils sont donc complices.

Nous sommes en guerre avec L’état Islamique. On nous l’a assez répété ; ces gens qui ont rejoint le camp ennemi pour nous combattre ont bien trahi leur pays. Ils devraient normalement être jugés pour haute trahison et intelligence avec l’ennemi.

Il n’y a guère, ces actions étaient punies de mort. Aujourd’hui, on est plus clément, mais quand même, la législation nous donne les moyens de sévir et de se protéger.

La loi prévoit :

« Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende. »

Ce qui nous mettrait à l’abri de leurs actes pendant un certain temps.

Je suis certain que si les djihadistes qui veulent rentrer en France savaient que leur condamnation pouvait être de ce niveau en arrivant sur le territoire de France, ils choisiraient une autre destination. Mais le projet de nos politiques n’est pas du tout celui-là.

Leur souci principal ? Comment accueillir et réinsérer ces combattants. Vous avez bien entendu : " réinsérer ".

Les questions que se posent les responsable sont celles-ci : " Comment juger ceux qui arrivent ? "

S’ensuivent une kyrielle d’éventualités suivant :

- leur profil ou leurs dires,

- leur degré de repentir,

- la crainte qu’ils nous inspirent,

- leurs actions qu’on ne connaît pas mais qu’il vont peut-être nous raconter,

- leur âge, leur sexe.

Certaines approches atteignent des sommets de laxisme et de cynisme.

infos du journal " La Croix " :

« Le premier ministre a annoncé la création d’une structure prenant en charge les jeunes " de retour de zones de conflit ", comme ceux partis faire le djihad en Syrie.

Cette structure aura pour vocation de proposer à ces jeunes " un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé ", a précisé l’hôte de Matignon. Le tout afin de leur permettre de " RETROUVER TOUTE LEUR PLACE DANS NOTRE SOCIETE ".

Une manière de répondre positivement aux " experts " qui, ces derniers mois, étaient de plus en plus nombreux à réclamer une prise en charge spécifique pour les jeunes revenus traumatisés de Syrie et nécessitant une prise en charge psychologique plus qu’un passage par la case prison. »

Vous ne rêvez pas. On est en France, pays qui a subi des attentats atroces, et ce sont ceux censés protéger notre pays qui prévoient des dispositions qui mettent la population en grand danger. La dangerosité de ces terroristes a été évaluée, elle est effarante, mais les dispositions envisagées n’en tiennent aucun compte.

On ne parle pas de punir sévèrement ces terroristes, de se protéger de ces fauves., d’emprisonner illico presto ceux à qui l’on ne peut refuser l’accès sur le territoire. Clémence, laxisme sont les voies dans lesquelles nos responsables s’engagent . Une démarche mortifère.

On avait une arme efficace - la loi sur la déchéance de nationalité - mais considérée comme trop " stigmatisante " dans notre bon pays, on l’a rejetée.

Je rappelle que la déchéance de nationalité qui aurait permis de refuser l’entrée du territoire à de nombreux terroristes à été rejetée par notre assemblée soi-disant représentative, alors que 85 % des Français étaient pour cette loi.

Mais les " sans dents " considérés aussi comme des " sans cervelle " n’ont pas le droit à la parole.

Non, les questions que l’on se pose pour le retour de ces ennemis de notre pays, sont moins coercitives :

Comment les amender, les déradicaliser, leur permettre de retrouver une place dans notre société ?

On utilisera sûrement la détention provisoire, le bracelet électronique et les bonnes paroles.

Est-ce de l’inconscience, du cynisme, ou simplement de la débilité mentale ?

La teneur des débats auxquels on assiste est celle-là et leurs solutions envisagées sont de ce niveau. Elles se limitent à des demi mesures, laxistes, inefficaces et dénuées de bon sens qui sont une insulte aux victimes du terrorisme et qui ne pourront nous protéger en rien de prochains attentats.

Souffrons-nous du syndrome de Stockholm ?

Saint Augustin, 430 après JC :

À force de tout voir, on finit par " TOUT SUPPORTER " ;

À force de tout supporter, on finit par " TOUT TOLÉRER " ;

À force de tout tolérer, on finit par " TOUT ACCEPTER " ;

À force de tout accepter, on finit par " TOUT APPROUVER ".

J’ai regardé un débat télévisé réunissant des " spécialistes " du terrorisme et de la justice avec, entre autres invités, G. Fenech et une syndicaliste qui siège au TGI (tribunal de grande instance).

J’y ai entendu des propos abracadabrantesques. On se demande si ce sont des adultes responsables qui dialoguent ou des attardés mentaux.

Un exemple d’ intervention :

« On ne peut traiter tous les djihadistes qui reviennent de la même façon, certains n’ont peut-être fait qu’éplucher des patates en cuisine ».

Une autre intervention, pour le plaisir d’atteindre des sommets de niaiserie :

« Certains ne connaissaient pas les horreurs de l’état Islamique. Ils sont partis par dépit, sur un coup de tête. J’en connais un qui a échoué au bac, alors par déception, il est parti en Syrie. »

J’ai éteint la télé et suis allé me coucher en me disant qu’il y avait des coups de pieds occultes qui se perdaient. Ce sont ces pieds nickelés qui sont censés nous protéger et faire appliquer la loi ? J’en frissonne.

Mais les djihadistes - eux - connaissent nos faiblesses, nos tergiversations, notre laxisme. Ils rigolent bien en voyant nos hésitations et nos atermoiements, et sont bien décidés à venir nous pourrir la vie.

Des exemples de l’incompétence, du laxisme, du cynisme ? On en a à la pelle.

- Un des égorgeurs du vieux prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray portait un bracelet électronique et avait des heures de sortie. Très respectueux de la loi, il a attendu ses heures de liberté pour aller décapiter le prêtre.

Dans l’édition du « Point » du 16 janvier :

- Mohamed el-Ayouni, comparse des frères Kouachi et de Coulibaly qui s’était rendu en Irak. Dans les combats de Falloujah, il avait perdu son bras et son œil gauche. De retour en France, il avait demandé une allocation handicapé... et l’avait obtenue des services sociaux.

Quand on atteint ce niveau d’absurdité, on est en droit de s’inquiéter sur ce qui va se passer chez nous dans un futur proche. Les djihadistes sont de retour plus dangereux que jamais et nos gouvernants n’ont rien prévu d’autre que des " mesurettes " qui ne peuvent que maximiser les risques.

moderatus

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